CHAPITRE XXIX
Des Ipis civiles propres à mettre un peu de liberté dTans le
gouvernement despotique.
Quoique le gouvernement de^polique, dans sa nature 9 soit partout le même, cependant des circonstances, une opinion de religion , un préjugé, des exemples reçus , un tour d'esprit, des manières, jdes mœurs, peuvent y mettre des diflférences considérable^. ^ .
' Il est bon que de certaines idées s'y soic;nt établies. Ainsi, .à la Chipe, le prince est regardé comme le père du peuple; et, dans les commencements de l'empire des Arabes, le pris^ce ei^ étoit •le prédicateur '. .
Il convient qu'il y ait quelque livre sacré qui serve de règle, comme FAlcoran cbez Içs Arabes, les livres de Zoroàstre chez les t^erses , ' le Védam
' Les califes.
390 Dis X*B»«rr DES LOIS.
chez les Indiens y les livres dhsskjiies chez les CSii^ nois. Le ôode religititt: supplée au Code ciTil.^ et i^e Tarbitraire.
U n'est pas mal que, dans 1^ cas douteux , les juges consultent les ministres de là religion ''. Aussi, en Turquie, les cadis iiltérrôgent-ils les moUachs. Que si le cas. mérite la mort^ il peut être convenable que le juge particulier, s'il y en a , prenne l'avis ctu gouverneur, afin que le pouvoir civil et l'ecclésiastique soient encore tempérés par l'autorité politique.