‹ ŒuvresChapitre 250 sur 336 · LIVRE Xin, CHAPITRE ÎII · texte numérisé non relu

LIVRE Xin, CHAPITRE ÎII

le pays est si peuplé, qu*uti Suisse paie quatre fois plus à la nature qu*un Turc ne paie au sultan.

Un peuple dominateur, tel qu'étoient les Alhéniens et les Romains, peut s'affranchir dé tout impôt, parce qu'il règne sur des nations sujettes. Il ne paie pai pour lors à proportion de ia liberté, parce qu'à cet égard il n'est pas un peuple , fnais un mofiarqtie.

Mai6 la règle générale reste foujoinrs. Il y â tlans les états modérés un dédommagement pour la petônteur deâ tributs ; d'est la liberté. Il y a dans les états 'despotiques un équivalent pour la liberté ; c'e<$t la modicité des tributs.

Dans de certaines monarchies en Europe^ on voït (Jes provinces * qui , par la nature de leur gouvennement politique, sont dans un meilleur état que les autres. On s'imagine toujours qu'elles ne paient pas assez , parce que , par un effet de la bonté de leur gouvernement, elles pourroient payer davantage ; et il vient toujours dans l'esprit de leur ôter ce gouvernement même qui produit ce bien qui se communique, qui se répand au loin , et dont il vaudroit bien mieux jouir.

' En Russie, les tributs sont médiocres : on les a augmentés depuis qnc le despotisme y est plus modéré. P'oyez V Histoire d^s Tattars, I)arf. II.

* Les pays d*états.

4o9 DE Jl'jESPRIT DBS LOIS.

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