CHAPITRE XII
Rapport de la grandeur des tributs avec la liberté.
Règle générale ! on peut lever des tributs plus forts, à proportion de la liberté des sujets ; et Ton est forcé de les modérer à mesure que la servitude augmente. Cela a toujours ^été et cela sera toujours. C'est une règle tirée de la nature y qui ne varie point ; on la trouve par {tous les pays , en Angleterre, en Hollande, et dans tous les états où la liberté va se dégradant , jusqu'en Turquie. La Suisse semble y déroger, parce qu'on n'y paie point de tributs : mais on en sait la raison parti- Qulière, et même elle confirme ce que je dis. Dans 09B montagnes stériles , les vivres sont si chers et
' Voolatat AToir an commerce avec les étrangers sans se commnniqteKavec eux» ils ont choisi deux nations ; la hollandoise poor !• commerce de l*Europe; et la chinoise pour celui de TAsie : ib tiennent dans une espèce de prii^oQ les facteurs et les matelot», et les gênent jusqu'à faire perdre patience.