‹ ŒuvresChapitre 279 sur 336 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

De l'esdàvage civil.

< I^'e$claTage^.propreiiient cTit, est T^tablissemenl ^tm droit (^ rend un ihoiniiie tellentent propre à un itutre homme , (|u'il est le maître absolu de ^ vie €(t de ses biens. Il^n'est pas hc»i par ssi nature : il n'est utile ni au maîtris. ifii à l'esoiave { à <;4uVci., parce. qu'il ne p^ut rien (aide par v^i»; à celui-là , parce ^'il contra^ste ay.ec .ses. esclaves toutes sortes de mauvaises habitudes , ({u'il s'accoutui^eins^isiblem^t. à man<]uer à toutes les vertus mofrales, qu'il devient fier , prompt,* dur, colère; voluptueux y cruel, i . ,

DsaA les pays despotiques où l'on est déjà sous f esclavage politique l'esclavage civil est plus tolérable qu'ailleurs. Chacun y doit être assez content d'y avoir sa subsistance et la vie. Ainsi la condition de l'esclave n'y est guère plus* à charge que la condition du sujet.

LIVfUE.SV) CBAPITAB n. 44^

Ma^ dsios le gouvetiiément inonanchique j où ilfv^t soiliveraiiietiient itnporta^tdè ne point abattre ou. avilir la nature: humaUie^ U txe faut point (Fesclave. DàQS 1^ démocratie, où, tout le monde est égal, et (dans L'aristocrajde^ où lès lois doivent faire leurs efforts pour que tout le m.onde soit aussi égal que la nature du gouvernement peut le permettre ^ des esclaves sont contre l'esprit de la con» * stitutiOn;<il^ i^e servent qu'à donner aux çitoyi^ns une puissance et un luxe qu^ils ne doivent point avoir. < , .

[ ; CHAPITRE il. i

Origine du droîtde^esclavage éhé2 les jurisconsultes romains.

on ne crqiroit jamais que c'eût été la pitié qui eût établi l'esclavage, et que pour cela elle s'y fut prise de trois manières *.

' Le droit des gens a, voulu que. les prisonniers fussent esclaves pour qu'on ne les tuât pas. Le droit civil des Bomains permit à des débiteurs que leurs créanciers pouvoient maltraiter, de se vendre eux-mémeà; et le droit iiaturel a. voulu que de$ enfants qu'un père e^liive ne pouvoit plus nourrir fussent dans l'esclavage comme le^r père.

Ces raisons dès ' juriscôlnsult'es ne sont ppîpt

^ Insûtui. de JttsHhîent\i%.x, ' '.'''•'*

fiCjDsédfly i*^ II* est fin» c{a*ii soit pérmistle tuer cbns la guerre autrement que dftns le cas de néoeMité : mais dès<{u'im homme en a bit un antre esclave, on ne pent pas dire quTir «t^étédans la néoéssité de le tuer, puisqu'il ne Ta pas ndt. Tout I€^dfoit que la gderre'peut donner sur les captifs est de s'assuver tellement de leur personne , ^ils ne puissent plus nuire. lies homiddes Êdts de sàng*btki^ par leâ so)d^ i ^t après la chaleur de l'aotîtm y sont rejetés de tontes lés liations ■ du inonde. ^^ Il n'est pas vrû qu'un homme libnç puis^ se vendre. La vente suppose un prix :. l'esclave se vendant , tous s^es biens éntreroient dans la propriété du maître ; le maître ne donneroit donc nen.^ et l'enclave ne receyroit rien. Il auroit un

pécule, dira-t-on;^ ibais le pécule est accessoire à la personne. ^'U n'est pas permis dé se tuer parce qu^oii se dérobe à sa patrie, il n'est pas plus permis de se vendre. La 13>erté âe chaque citoyen est une partie de la liberté publique. Cette quahté dans l'état populaire .est même ui^e partie de la souveraineté. Tendre sa qualité de citoyen est un * acte d'une telle ettfavàgance quW ne peut pas la supposer dans uli homme. Si la liberté a un prix ipour celui qui l'acheté, eBe est sans prix pour

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