LIVRE III, CHAPITRE IX
nement y qui estla crainte, n'y étantplus^le peuple n'a plus de protecteur.
C'est apparemment dans ce sens que des eadis ont soutenu que le grand- seigneur n'étoit point obligé de tçnir sa parole où son serment, lorsqu'il bornoit par là son autorité ^
U faut que ]e peuple soit jugé par les lois, et les grands par la fantaisie du prince ; que la tête du dernier sujet soit en sûreté, et celle des baçbas toujours exposée. On ne peut pailer sans frémir de ces gouvernements monstrueux. Le sophi de Perse, détrôné de nos jours par Miri^eù, \it le gouvernement périr avant la conquête, parce qu'il n'avoit pas versé assez de sang*.
L'histoire nous dit que les horribles cruautés de Domitien effrayèrent les gouverneurs au point que le peuple se rétablit un peu sous son règne ^. C'est ainsi qu'un torrent qui ravage tout d'un côté lajsse de l'autre des campagnes o^ l'œil voit de loin quelques prairies.
' Ricault , de V Empire ottoman,
> yoyez l'histoire de cette révolution , par le père Ûncerceau. 3 Son gouvernement étoit militaire , ce qui est une des espèces du gouvernement despotique.
^4 »£ l'kSPRIT i>£S LOIS.
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