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CHAPITRE PREMIER

Des lois de l'éduqition.

Les lois de réducatiQii sont les premières que nous recevons ; et comme elles nous préparent à être citoyens y chaque famille particulière doit être gouvernée sur le plan de la grande famille qui les comprend toutes.

Si le peuple en général a un principe ^ les parties qui le composent,' c'est-à-dire les familles, l'auront aussi. Les lois de l'éducation seront donc différentes dans chaque espèce de gouvernemeïit. Dans les monarchies, elles auront pour objet l'honneur ; dans les républiques , la vertu ; dans le des* potisme , la crainte.

78 DE l'esprit dès lois.

CHAÏ>ITRE II.

De réducation dans les monarchies.

Ce n'est point dans les maisons publiques où l'on instruit l'enfance que l'on reçoit, dans les monarchies j la principale éducation ; c'est lorsque l'on entre dans le ^mpnde que l'éducation en quelque façon commence. Là est l'école de ce que l'on appelle Yàonneur, ce maître universel qui doit partout nous conduire.

C'est là quel'orfvpit et que l'on entend toujours dire trois choses : « Qu'il faut mettre dans les verce tus une certaine noblesse, dans les inceurs une a certaine franchise^ dans les manières une cer- « ta^a politesse*)»

Les vertus qu'on nous y montre sont toujours moins ce que l'on doit aux autres que ce que Ton se doit à soi-même : elles ne sont pas tant ce qui nous appelle vers nos concitoyens que ce qui nous en distingue.

On n'y juge pas les actions des hommes comme bonnes , mais comme belles; comme justes, mais comme grandes; comme raisonnables, mais comme extraordinaires.

Dès que l'honneur y peut trouver quelque chose

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