LA CASTRATION
îiCs circonstances qui exigent cette opération sont : 1° l'inflammation chronique du testicule, quand il s'est ulcéré et qu'il se forme une tumeur granuleuse qui détermine la protrusion d'une grande partie de l'organe. Dans le s cas moins graves de cette période de la maladie , l'excision des végétations ou leur destruction par les escharrotiques peuvent tenir lieu de la castration.
J'ai vu aussi la castration nécessaire dans les cas de suppuration chronique , quand de nombreuses flstules se sont formées au scrotum.
Dans la névralgie du testicule , le malade demande quelquefois avec instance l'amputation , quand les efforts de la médecine pour faiie cesser la douleur ont échoué, et quand les souffrances sont devenues si cruelles et si persistantes, que la vie lui est à charge par l'impossibilité où il est de vaquer à aucune affaire.
Dans ces cas , l'opération n'est dangereuse ni pour le moment ni pour l'avenir, et ses suites n'exigent aucun soin particulier, excepté ceux qui auraient pour but l'amélioration de la santé générale.
Mais lorsque l'opération est requise pour l'affection fongoïde , on ne doit qu'après de mûres réflexions décider 1° s'il convient de la pratiquer, et, 2"" dans ce dernier cas, l'époque à laquelle elle doit être mise à exécution ; car il faut se rappeler que la première apparition de la maladie est souvent loin d'en être le début , mais qu'elle peut exister depuis plusieurs semaines et depuis plusieurs mois.
Le chirurgien s'informera doue du volume que présentait la tumeur au moment où elle a paru pour la première fois.
Il tâchera de savoir quelle était la santé du malade dans les temps qui ont précédé , s'il n'a point ressenti dans la région des reins une douleur qu'il attribuait à un lombago , ou s'il a éprouvé quelques troubles graves dans les phénomènes de la digestion. Quelquefois, en effet, l'affection du testicule est une suite ou une coïncidence de l'altération abdominale, et ne la précède pas.
Observation àl9'. — M. B..., âgé de 52 ans, eut, il y a neuf mois, une attaque d'hémiplégie qui fut suivie d'un lombago intense. Depuis douze jours, le testicule droit est engorgé, dur; cet engorgement est accompagné d'hydi'ocèle. Au bout de quatre jours, le testicule gauche -'. offert les mêmes symptômes.
Il y avait déjà plusieurs mois que le malade était sujet à des douleurs dans l'abdomen, et il avait des troubles fréquens des fonctions digestives, bien qu'il n'ait été pris de vomissemens qu'une seule fois il y à environ sept jours. Lorsqu'il prend des alimens , il leur trouve un goût agr-éable , mais son estomac ne peut les garder. Depuis quelque temps , il a été pris d'une fièvre légère , qui est maintenant beaucoup augmentée et s'accompagne d'une soif vive.
Le 28 septembre 1829, je trouvai une tumeur distincte un peu au-dessus de la région du cœcum , du côté droit de l'abdomen. La pi-ession au-dessus du rein déterminait de la douleur; je ne dois pas omettre de mentionner que pendant les dix-huit derniers mois ce malade a éprouvé des peines morales très-vives. Voici quel est actuellement s®n état.
Le scrotum est livide , les veines sont dilatées et paraissent en plus grand nombre qu'à l'ordinaire; le testicule droit a au moins cinq fois son volume naturel , et le volume du testicule gauche est seulement triplé. Le cordon du côté droit est engorgé , et l'engorgement peut être suivi le long du trajet de l'artère et de la veine spermatique, jusque dans l'abdomen, au-dessous et au-devant du rein droit; la pression hiu" le foie et sur la région lombaire détermine une vive douleur. Depuis une semaine, la jambe droite a commencé à se tuméfier, et les deux testicules sont entourés du liquide épHuché dans la tunique vaginale , ce qui n'em pêche pas de sentir distinctement le testicule induré. Il y a une fièvre légère , mais continua , avec soif intense. L'exercice produit qu<;lquefois de la dyspnée, surtout après les repas. Le malade est affaibli et émacié, bien qu'encore capable de vaquer fi ses affaires ; mais le visage révèle à un haut degré son anxiété intérieure ; le pouls est fréquent.
Il est à peine nécessaire de remarquer combien l'histoire de ce cas est propre h démontrer que la maladie fongoïde des testicules est la conséquence d'une détérioration profonde de la constitution , altérée par les inquiétudes et les souffrances morales. Elle prouve que quand bien même un seul des testicules serait affecté, l'opération serait impuissante et contre-indiquée ; car l'altération du testicule n'est qu'une concomitance d'altérations abdominales plus graves , et l'opération n'enlèverait qu'une par-" lie de la maladie. Avec un tel état de constitulipn , si la tumeur du testicule était enlevée . il e}i surviendrait nécpssaipenieot dp nouvelles.
DK ^'opération DK L\ CASTRATION.
alors môme» ce qui n'est guère pi'obable, que vaginale audovaut du testicule , pour s'assurer le malade ne succomberait pas aux suites de si Ja maladie ne serait point une hydrocèle ou l'opération. une hiimalocèle. Une fois ce point décidé , on
3° Il est nécessaire aussi d'explorer avec soin proocde à l'extirpation du testicule, ï'élat du cordon spcrmatique , et de s'assurer 1° On commence par une iacision étendue si les altérations qu'il présente ne remontent de l'auncau abdominal à la partie la i)lus dépas jusque dans l'anneau. Quand cette der- clive du scrotum ; do l'observation de ce prénière circonstance se rencontre, l'opération ccpte résultent deux avantages : le premier, doit être rejetée ; jamais je ne l'ai vue réussir c'est que le pus ne peut s'amasser dans le scroen pareil cas. tum durant la suppuration; le second, c'est
4° Si im seul des ganglions inguinaux est que l'ablation du testicule est rendue par là malade, cela suffit pour faire rejeter l'opéra- beaucoup plus facile.
lion. Dans cet état de choses , on doit recourir 2" Où ouvre la gaine fibreuse du cordon à des moyens thérapeutiques généraux, dans spermatique au-dessous de l'anneau, et l'ou l'espoir de découvrir quelque médicament qui met ainsi complètement le cordon ."> découagisse spécifiquement contre cette afTection, vert.
et à l'aide des sangsues et des lotions évaporantes ou ralentira autant qu'il est possible la marche de la maladie.
Mais , je dois l'.ivouer, la maladie fongoïde
3° On saisit le cordon entre les doigts , et on le maintient au moyen d'un tenaculum ou d'une aiguille et d'une ligalure que l'on confie à un aide , et qui ont pour objet de prévenir la
est à mes yeux la plus grave qui puisse atteiu- rétraction du cordon vers l'abdomen. Oupourdrele corps humain -, elle est rebelle à l'emploi rait considérer cette précaution comme superdes médicameiïs, et cède rarement à l'opéra- Que; mais M. Cline m'a rapportô à ce sujet tion. l'observation suivante :
Dans le squirre du testicule , comme les progrès de la maladie se font avec lenteur , il Observation â20'. —Un chirurgien, pratiquant reste plus de temps pour l'emploi des tentati- l'opération de la castration , coupa le cordon vfes thérapeutiques , et l'opération n'est pas près de l'anneau : lorsqu'il eut enlevé le testiaussi promptement requise que dans la mala- cule, il remarqua qu'une tumeur s'était fordie fongoïde. L'opération est aussi plus sou- mée dans le canal iuguinal; un écoulement de vent suivie de résultats heureux. Cette mala- sang artériel avait lieu par l'anneau externe , die exige, après l'opération , aussi bien que la et l'on ne pouvait plus retrouver le cordon maladie fongoïde, que l'on ait recours à des spermatique. Après un long délai et de grandes agens médicamenteux pour modifier la consti- inquiétudes, l'aponévrose de l'oblique externe tùtion. fut incisée , et le cordon spermatique fut mis
Lorsque le cordon spermatique est envahi à découvert; il saignait abondamment au despar cette affection , les mêmes raisons s'oppo- sus de l'anneau, le sang qui s'écoulait forsent à l'extirpation du testicule , c'est-à-dire mait mi large courant artériel a travers l'anla récidive de la maladie dans l'abdomen , et neau.
le danger immédiat résultant de l'opération. Depuis que j'ai eu connaissance de ce fait, Un jour , traversant l«s salles de l'hôpital de je ne manque jamais avant la section de m'as- Guy , je m'approchai du lit d'un homme qui surer du cordon par les moyens que j'ai indiprésentait un engorgement avec induration qués.
du testicule; le cordon spermatique était en Û" Le temps suivant de l'opération consiste à même temps considérablement tuméfié et dur couper le cordon. Et je ne saurais trop m'éleau niveau de l'anneau; j'affirmai que, dans ce ver contre l'inopportunité de la dissection du cas, la castration était intempestive. Un de testicule avant la section du cordon , car la nos étudians ne fut pas du même avis , il prO- lenteur de ce temps de l'opération ajoute inficura un logement à cet homme dans les envi- niment aux souffrances du malade, rons de Londres -, et fit l'ablation du testicule. Après avoir divisé le cordon , le chirurgien Il sui-vint une inflammation du péritoine, et doit en saisir le bout inférieur qui lui sert à le malade succomba. Si celui qui a fait cette énucléer le testicule de l'intérieur du scroopération a quelques sentimens, une telle pu- tum ; en même temps qu'il exerce des tractions nition de son imprudence lui sera d'une gran- sur cet organe, il divise les adhérences avec de utilité pour le reste de sa vie. un instrument tranchant. Ce procédé est en
Le procédé opératoire pour l'ablation dûtes- général d'une facile exécution , et par lui les ticule doit être le suivant : Lorsqu'on a rasé le adhérences du scrotum sont beaucoup plus pubis avec soin, car la présence des poils a faciles à détruire que dans tout autre mode des inconvéniens, soit dans le moment de l'o- opératoire.
pération, soit dans la suite des pansemens, lors 6° Attirez le cordon avec laligature ou le tede l'application des emplâtres agglutinatifs, on naculum, assurez- voxis de l'artère spermatiprépare une table d'une hauteur convenable que en la faisant saillir au dehors, et placez et que l'on recouvre de deux couvertures et une ligature fine sur le pourtour" de cette ard'un drap ; un bandage en T est fixé autour tère.
des reins du malade. 7° Retournez le cordon en haut et vers l'ab'
On fait alors une petite ipeisioi» à la tunique domeu, et assurez-vous de l'artère sperma-
DE L'OPÉRATlOrf DE LA CASTRATION.
tique et du canal déférent. Souvent cette artère n'est pas lice et fournit un écoulement de sang continu et inquiétant.
Je ne puis trop m'élever contre la pratique barbare des anciens chirurgiens qui liaient la totalité du cordon pour s'assurer de ses vaisseaux, et qui , en serrant la ligature de toutes leurs forces, arrachaient au malade des cris horribles et rendaient quelquefois l'opération très-dançereuse. M. Chandler, obéissant k cet usage , après avoir enlevé un testicule à un malade de l'hôpital Saint-Thomas, le 22 octobre 1807, appliqua sur le cordon une ligature unique.Apartir de ce moment, le malade souffrit considérablement. Le 30 octobre , la ligature se sépara; le jour suivant, le tétanos survint; et le 2 novembre, le malade mourut. S'il y a quelque chose dont on doive s'étonner en pareil cas, c'est que le tétanos ne soit pas plus fréquent.
8° Assurez-vous de l'artère honteuse externe qui souvent est divisée au moment où l'on pratique la partie supérieure de l'incision. Si celte artère fournissait un jet abondant , un aide devrait placer le doigt sur son extrémité pendant l'opération.
9° Liez tous ceux des vaisseaux du scrotum qui continuent à saigner ou que vous avez vus donner abondamment durant l'opération.
10^ Faites ensuite deux points de suture, au moins, au scrotum. Si le testicule est trèsvolumineux et s'il est adhérent au scrotum,
une portion de cette enveloppe doit être excisée afin de prévenir la formation d'un sac libre propre à recevoir le pus.
Le malade doit alors être porté dans son Ut et couché horizontalement. Dans les premiers momens qui suivent l'opération, on doit s'abstenir de tout pansement : ce n'est que quand toute crainte d'hémorrhagie a cessé , et seulement alors , qu'on peut appliquer de la charpie et des bandelettes agglutinatives soutenues par un bandage en T.
Il convient de tenir le malade fraîchement et de ne le recouvrir que d'un drap , afin de prévenir la flaccidité du scrotum. En été, on doit faire des applications d'eau froide et d'alcool.
Les sutures se détachent vers le huitième jour, et la plaie se cicatrise dans l'espace de trois semaines.
Il m'est arrivé une fois d'enlever le testicule sur un malade qui était en outre affecté d'une hernie. Ayant renversé la tumeur herniaire, je disséquai le cordon sur la partie postérieure du sac. Ce malade , qui était atteint d'une maladie chronique du testicule, a très bien guéri.
J'ai aussi enlevé à l'hôpital de Guy un testicule malade compliqué d'épiplocèle adhérente en comprenant séparément, dans de petites ligatures , les artères du cordon spermalique ; il n'en est résulté rien de fâcheux pour le malade. (1)
(i) On trouvera dans l'oLservation suivante un exemple fort remarquable de castration inte'ressant sous le point de vne des particularités du proceMé ope'ratoire.
Observation. — Enorme tuméfaction du scrotum traitée avec succès par l'ablation, par Jonk Maddojc Titley. [London mrdico-chirurgical transact , tom. 6 , p. 72.) — Montserrat, nègre, âge' de 3o ans, reçut, étant jeune, un coup de pied de rnule sur le testicule droit. Le testicule se tume'fia , mais diverses applications le firent bientôt revenir à son volums normal. Quelque temps après", cet homme fut atteint d'un e'iéphantiasis qui détermina une tuméfaction permanente des membres inférieurs. Plusieurs années après cette époque , le scrotum commença & augmenter de volume.
Lorsque le docteur Titley le vit, la maladie existait depuis cinq ans ; elle avait fait des progrès lents; le malade ne pouvait plus se livrer k aucun travail depuis deux ans et demi. Pendant cette dernière période, la tuméfaction du scrotum s'était tellement accrue que le malade restait complètement alité.
La tumeur du scrotum était de forme ovalaire ; semblait suspendue aux tégumens du ventre et aux cordonsspermatiques, qu'elle tiraillait fortement, s'étendait en arrière à la marge de l'anus et descendait jusqu'à un ou deux pouces du sol. Elle avait 2g pouces de la symphyse du pubis jusqu'à sa base , et ^9 pouces de circonférence. On pouvait facilement distinguer les cordons spermatiques qui étaient un peu engorgés ; la verge était complètement effacée ; l'urine s'écoulait librement par une ouverture située à 9 pouces au-dessous du pubis ; en dilatant cette ouverture par des tractions latérales , on apercevait le gland au fond d'un canal de 3 pouces, qui était l'ormé par l'alongement et la distension du prépuce. La surface de la tumeur était polie et parsemée déveines superficielles. La partie supérieure était recouverte de quelques poils, sa partie inférieure était squammeuse en quelques endroits. La peau semblait extrêmement épaissie; mais sa fermeté n'était pas uniforme sur tous les points ; et elle conservait pendant quelque temps l'impression du doigt.
L'appétit était bon, les selles régulières et la santé générale intacte.
Dans l'état d'érection, la verge proérainait h un ou deux pouces hors du trou indiqué ci-desius. Mais ces érections n'étaient jamais suivies d'expulsion de sperme.
On appliqua d'abord, de chaque côté du scrotum , un large vésicatoire , puis un séton. Mais quoique ces exutoires eussent suppuré abondamment pendant près de six semaines, il n'en résulta aucune diminution de la tumeur.
Sur les pressantes sollicitations du malade , le docteur Tilley pratiqua l'amputation de la tumeur le 5 décembre. La seule difficulté qui se présentait était de conserver le pénis. Pour y parvenir, on fit une incision de deux ou trois pouces , commençant un peu au-dessous de la symphyse du pubis ; cette incision mit le pénis l> nu. Après avoir divisé le prépuce distendu, ou introduisit une sonde flexible jusqu'à la vessie
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la Jivisiun du prépuce tut indispensable pour pratiquer le catljete'risine. On de'coi.vrit ensuite, de thai^ue côte, les vaisseaux spermatiques , et on les serra dans la ligature temporaire passée autour des cordons. L'incision fut continuc'e en arrière jusqu'à la marge de l'anus, et la dissection fut dirigée eu ïiaat vers le pénis.
La tumeur ayant e'té enlevée, les artères spermatiques furent lices séparément. La ligature supérieure fut desserrée , mais on la laissa en place en cas de besoin. Les léguiiiens furent maiutenus en contact par quelques points de suture et quelques bandelettes agglulinalives. Il n'en restait qu'une quantité suffisante pour recouvrir la racine de la verge, de telle sorte, que cet organe était la seule partie qui restât dépourvue de légumens.
L'hémorrhagie ne fut pas considérable ; une branche de la honteuse gauche donna seule du sang; les autres troncs artériels volumineux furent liés avant d'être divisés.
Le malade guérit sans le plus léger accident ; les plaies des aines et du périnée étaient complètement réunies au bout de trois semaines; mais le pénis ne fut cicatrisé que vers le commencement d'avril.
En examinant la tumeur, on trouva les testicules dans leur situation naturelle. Celui du côté gauche avait ù peu près le volume d'un œuf de poule ; la tunique vaginale du côté droit contenait trois pintes d'eau , et le testicule de ce côté était considérablement diminué de volume.
En incisant le scrotum à droite, on trouva que les tégumens avaient en haut environ deux pouces d'épaisseur j plus près de la base, leur épaisseur s'élevait à 4 pouces ^. 11 s écoulait de ce tissu de la sérosité. La cavité était remplie de matière gélatineuse et de sérosité qui se figeait en substance gélatiniforme par le refroidissement. La tumeur pesait 70 livres (anglaises). Il n'y avait rien de particulier dans son tissu.
En faisant l'incision de chaque côté du pénis, en disséquant la peau en dedans, peut-être eut-on conser\ é assez de peau pour recouvrir le pénis? Cette précaution hâterait beaucoup la guérison en pareil cas.
N'ayant aucun antécédent pour le diriger dans cette opération, et ne sachant pas dans quel état se trouvaient les testicules ( l'absence d'émission spermalique semblant indiquer qu'ils étaient devenus inutiles) , le docteur Titley ne fit aucune tentative pour les conserver. D'ailleurs l'épaisseur delà portion de tégumens qu'il aurait fallu laisser pour les recouvrir, semblait ôter tout espoir d'une réunion prompte, et l'inflammation , ainsi que le gonflement des testicules, auraient beaucoup ajouté aux craintes qu'on pouvait avoir du tétanos.
Il y a toutefois des cas moins défavorables, où l'on peut juger convenable de conserveries testicules. Au moment où le docteur Titley écrivait, ces énormes tuméfactions devenaient de plus en plus communes. Ce médecin avait plusieurs autres malades dans la même île (lesBarbades ) , dont le scrotum égalait la moitié ou les deux tiers de celui qui fait l'obj et de celte observation. Il y avait en outre des cas nombreux de tuméfaction et d'épaississement du scrotum, qu'il considère comme le début de la même maladie. Quand la tumeur eit encore petite, les sétons placés de chaque côlé. en opèrent, suivant lui, la induction; mais il est â craindre, ajoule-t-il, que cette diminution ne soit que temporaire.
Morgagni (1.43, article 43) cite , d'après Waltheius, quelques observations dans lesquelles le scrotum elle pénis étaient tuméfiés, au point que ce dernier atteignait les genoux, et l'autre descendait au-dessous. L epaisseurde chacune de ces parties correspondait h leur longueur. La peau avait le triple de son épaisseur normale et la tumeur pesait plus de 5o livres.
Morgagni reçut le dessin d'un cas semblable, observé à Syracuse.
Il est aussi fait mention d'une tumeur semblable du poids de 60 livres dans VHistoire de V Académie des sciences de Paris, année 17 lu {Note des trad.)
ALABIES DES ENVELOPPES
DU
TESTICULE