HYDROCÈLE
J'avais eu d'abord l'intention de diviser le traité des maladies du testicule en deux parties; !a première aurait renfermé la description des maladies du corps du testicule et de l'épididyme , et la deuxième aurait été consacrée aux affections des membranes et des vaisseaux du testicule: mais comme ces dernière^ ne devaient occuper qu'un petit nombre de pages, j'ai pensé qu'il valait mieux les réunir toutes ensemble.
La tunique vaginale du testicule est une membrane séreuse et par conséquent sujetle j comme celles de la même nature, aux hydror pisies ; loi'squ'on l'ouvre dans son état normal et pendantla vie, elle ne paraît renfermer autre chose qu'une vapeur qui s'élève de sa surface, laquelle se sèche promptement.
Mais si sous l'influence d'une cause quelconque il se fait un plus grand afflux de sang dans la partie , Je produit de la sécrétion se transforme en un liquide qui s'accumule en quantité considérable et produit la maladie qui a été appelée kydrocèle.
L'hydrocèle est donc une collection de liquide dans la tunique vaginale déterminant dans le scrotum une tumeur pyrifornie , fluctuante et généralement diaphane.
La dénomination d'iiydrocèle s'applique à touLe tumeur acfiieuse, mais elle est maintenant réservée par Tes chirurgiens à l'hydrocèle de la [unique vaginale et à l'hydrocèle du cordon spermatique.
Les symptômes de la maladie sont les suivans: la tuméfaction débute au niveau de la partie inférieure du testicule, elle ne s'accompagne d'aucune douleur, aussi ne se découvre-t-elle ordinairement que par hasard; lorsqu'on la comprime,elle cède avec facilité sous les doigts qui peuvent facilement sentir le testicule. Lorsque l'accumulation augmente, la tumeur devient tendue et dérobe le leslicule à l'examen du cbirurgieu, c'est aloi's que la tumeur ne tarde point à prendre une figure pyriformc. La portion la plus volumineuse delà tumeur se trouve au devant du testicule et son diamèlie diminue graduellement, à mesure qu'on se rapproche de l'anneau inguinal. Elle reste encore indolente à moins que la tuméfaction n'acquière un grand développement. Dans ce dernier cas, son poids et sa tension produisent une sensation pénible à la p;\rtic inférieuie de la région dorsale , quelques uns des vaisseaux du scrotum sont dilatés , mais la peau ne pa-
raît pas enflammée; en somme, le malade n'éprouve aucun autre inconvénient que ceux qui résultent de la pesanteur ainsi que du volume de la partie , et sa santé générale ne subit aucune altération.
Lorsqu'on examine la tumeur avec attention, on }a trouve ordinairement transparente, et si quelques chirurgiens nient la vérité de ce fait, ils n'ont pu être conduits à cette opinion que parce qu'ils n'ont pas bien saisi la manière dont on doit procéder à cette exploration. La chambre où se fait l'examen doit être privée delà lumière du jour; le malade tient une bougie allumée très-près de l'un des côtés du scrotum ; le chirurgien saisit la partie postérieure de la tumeur de manière à la rendre aussi tendue que possible à sa partie antérieure; alors regardant la tumeur du côté opposé à la bougie et plaçant sa main gauche au-devant du scrotum, il découvre ordinairement la transparence de la tumeur. J'ai vu quelques chirurgiens placer une bougie d'un côté , soulever le scit)tum en regardant de l'autre côté, et affirmer que la tumeur n'était pas transparente : certainement il serait étonnant qu'elle le fût , lorsqu'ella est examinée ainsi.
La vive lumière du soleil qui tombe directement sur la partie suffit également pour en montrer la transparence si le scrot^im est tendu.
L'hydrocèle offre une fluctuation distincte que l'on peut percevoir dans les points les plus excentriques de la tumeur, en plaçant les doigts à des distances éloignées. Cependant , quand la distension est excessive, la tumeur paraît solide.
Le testicule est ordinairement placé aux deux tiers inférieurs de la tumeur, eu bas et à la partie postérieure du scrotum. Une pression exercée sur ce point fait éprouver au malade la sensation de la eonstriction du testicule, et tandis que la tumeur est transparente dans tous les autres points , on peut, dans celui-ci, distiuguer cet organe.
La tumeur formée par l'hydrocèle est trèsmobile; si elle ne détermine pas beaucoup de tension dans le trajet du cordon, on peut la relever facilement sur l'abdomen , et la mouvoir dans tous les sens.
Tel est le caractère ordinaire de la maladie. Mais quelquefois , et même assez souvent , elle est le résultat de l'inflammation du testicule, et alors elle s'accompagne de rougeur, de dou-
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leur, de dureté et de gonflement do la partie ,
qui prend davantage la foime du testicule lui-
mCme et est moins distinctementtransparcnte.
Le liquide de l'hydrocèle ressemble à la sé-
rosité. Comme elle, il est jaune et transparent; comme elle, il se coagule par la chaleur, les acides, l'alcool, ainsi que par les injeclions de vin et de sulfate de zinc.
VARIÉTÉS DE li'jHYDROCÈLE.
Comme cette maladie est sujette à de grandes variétés , il est indispensable d'exposer ces dernières d'une manière spéciale.
Cette affection existe quelquefois dans les deux côtés du scrotum. Dans ce cas , les deux maladies doivent être traitées successivement.
La situation du testicule dans l'hydrocèle n'est pas toujours celle que je viens d'indiquer. Il est quelquefois fixé à la partie antérieure de la tunique vaginale , et la sérosité est accumulée de chaque côté. J'ai eu connaissance du fait suivant.
Observation Zt21'. — Un individu consulta un chirurgien pour une tuméfaction du scrotum , qui fut regardée comme dépendant d'une hydrocèle. Ce chirurgien y fit une ponction avec un trocart ; mais ne voyant aucun liquide s'écouler, et croyant s'être mépris, il annonça que la maladie consistait dans un engorgement solide du testicule , et qu'il fallait faire l'amputation de cet organe. Le malade, alarmé d'une décision si rigoureuse , demanda du temps pour y réfléchir, et un autre chirurgien fut appelé. Ce dernier reconnut des taches vénériennes sur la jîeau de l'abdomen du malade, qui avait en outre une exostose du tibia. Un traitement mercuriel dissipa tous ces symptômes , ainsi que l'engorgement <-t l'induiation du testicule. Mais le scrotum resta tuméfié, et l'hydrocèle devint manifeste par sa iransparence et sa fluctuation. Le testicule adhérait à la partie antérieure de la tunique vaginale. On pratiqua l'injection de côté , au lieu de la faire en avant. Le malade guérit parfaitement.
L'inflammation du testicule est souvent suivie d'adhérences partielles de la tunique vaginale; et, comme ces adhérences sont accompagnées d'épanchement de sérosité, l'hydrocèle est située diversement par l'apport au testicule; au-dessus , au dessous , sur un des côtés et quelquefois, mais; rarement, en arrière.
I Dans les cas oùl'accumulation de la sérosité se fait en arrière du testicule, cela tient à ce que la tunique vaginale a cédé dans un point à la pression du liquide et à ce qu'il s'est formé une arrière-cavitè qui communique avec la cavité de la tunique vaginale par un goulot assez étroit.
Quelquefois le liquide de la tunique vaginale est accumulé dans plusieurs kystes , qui ne communiquent point entre eux. Dans certains cas , il se forme à l'extrémité de l'épididyme un kyste, qui proémine dans la tunique vaginale ; cette variété de l'aflection est ordinairement, mais non toujours , accompagnée de l'hydrocèle ordinaire.
Quelques hydrocèles présentent deux tumeurs séparées par un étranglement , à la
manière d'un sablier. L'une est placée au niveau dutesticule, l'autre s'étend v(;rs i'anneau abdominal; les tumeurs communiquent entre elles par- un léger renflement. Cette tumeur qui remonte jusqu'au niveau des muscles de l'abdomen , se gonfle par la toux, et offre quelque ressemblance avec une hernie, mais elle s'en distingue en ce qu'elle est permanente dans sa position, en ce qu'elle offre de la transparence, de la fluctuation, à quoiil faut ajouter la considération de la manière dont elle a débuté, et de l'absence des symptômes habituels de la hernie.
Quelquefois deux hydrocèles distinctes se forment du même côté , ainsi qu'on en voit un exemple dans le cas suivant.
Observation 422=.— M. Roberts, chirurgien à Malmesbury, en Willshire, consulta le docteur Cheslon, de Glocester, au sujet d'un cie ses malades, qui avait une hydrocèle, et il fut convenu qu'on pratiquerait la ponction : ce qui fut fait par M. Roberts, en présence du docteur Cheston. Mais tous deux furent surpris de voir persister une tumeur , ayant la moitié du volume de celle qui existait avant l'opération, et dont le liquide venait d'être évacué par la Canule. On ne poussa pas l'opération plus loin, et le malade fut envoyé ft Londres pour être confié à mes soins.
Je pratiquai la ponction à l'hydrocèle inférieure , et il s'en échappa un liquide séreux, jaune. Mais la moitié de la tumeur persista. Alors ayant fait apporter une bougie , j'examinai ia tumeur restante. Elle s'étendait depuis la partie supérieure du testicule jusqu'à l'anneau inguinal , et présentait une transpaiencc facile à reconnaîlre. J'y pratiquai donc la ponction et j'en retirai un fluide semblable à de l'eau, entièrement incolore, et qui contenait un peu de matière coagulable, mais en quantité moindre que n'en contient la sérosité ordinaire. Ensuite, je pratiquai une injection dans la tumeur inférieure, et je pratiquai plusieurs ponctions à la tumeur supérieure.
Cette tumeur concomitante de l'hydrocèle devait provenir , soit d'un kyste formé dans le cordon spermatique , soit de l'existence d'une ancienne hernie qui s'était réduite , tandis que le sac, étant resté au dehors, s'était fermé à son orifice du côté de l'abdomen , la sécrétion ayant continué dans le sac. Cependant, la prenaière hypothèse me paraît la plus raisonnable. Car , lorsque le sac d'une hei'uie se ferme du côté de l'abdomen , quoiqu'il me soit arrivé de voir trois ou quatre fois cette disposition sur le cadavre, je n'y ai jamais trouvé de liquide. Autant que j'ai pu m'en assurer par moi-même , le liquide de l'hydrocèle du cordon sper-
matique est moins séreux et plus aqueux que le fluide de l'hydiocèle de la tunique Afaginale.
Comme la tunique vaginale a originairement, avec la cavité de l'abdomen , une com-
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temps hydropisie abdominale, il est indiqué de faire la ponction à la tunique vaginale , h travers le scrotum.
La quantité ordinaire du liquide de l'hydrocèle s'élève de six à huit onces ; mais l'hydro-
munication qui n'est pas toujours fermée à cèle la plus volumineuse dont j'aie jamais en-
l'époquc de la naissance , mais qui persiste tendu parler, est celle de Gibbon, l'historien .
quelquefois chez l'adulle, la sérosité formée dont M. Cline flt sortir six pintes de sérosité,
dans la tunique vaginalepasse dans la cavité de Mon collègue, M. Morgan , nous a aussi parlé
l'abdomen ; et, ce qui arrive le plus souvent, d'un cas où il y avait une collection considé-
celle contenue dans la cavité de l'abdomen rable âe liquide dans la tunique vaginale,
passe dans la tunique vaginale; l'hydrocèle Le liquide varie aussi dans ses propriétés
communique avec l'abdomen de l'une ou de physiques; ordinairement jaunâtre, transpa-
l'autre de ces manières. J'ai rencontré cette rent et salé, il contient quelquefois une cer-
disposition plusieurs fois chez l'enfant, et quel- taine quantité d'une matière blanchâtre, lé-
quefois aussij mais rarement chez l'adulte. On gère , produit de l'inflammation chronique , et
eu verra un exemple intéressant dans l'obser- que j'ai rencontrée plus souvent dans les hy-
drocèles d'individus qui avaient vécu dans les Indes occidentales. J'ai rencontré aussi celte substance dans des cas d'hydrocèle chez des sujets qui avaient toujours vécu en Angleterre. Elle est constituée par de la lymphe coagulable qui se précipite d'un liquideplus aqueux.
vatiou suivante.
Observation O&Z' . — M. Dobson, de Hallow, m'adressa un jeune homme atteint d'une hydrocèle qui communiquait avec l'abdomen.
J'écrivis à M. Dobson que , dans mon opinion, la première chose à faire était d'appliquer un Cette substance est le résultat d'une inflambandage,de fermer ainsi la communication qui mation chronique qui a accompagné la forexisteentrelatuniquevaginaleetl'abdomenet mation du liquide de l'hydrocèle. de songer ensuite â guérir l'hydrocèle par l'in- Lorsque l'hydrocèle s'est formée sous l'injection. Plusieurs mois après, M.Dobson m'écri- fluence d'une inflammation aiguë du testicule, vit que sous l'influence dubandagela guérison le liquide est quelquefois d'une couleur rouge, de l'hydrocèle s'était opérée , car dès que l'on- coloration qu'il doit au mélange des globules
verture de la tunique vaginale avait été oblitérée par suite de la compression, le liquide de l'hydrocèle s'était complètement résorbé. Il est probable que dans ce cas la sérosité se
du sang ; on observe la même coloration rouge quand l'hydrocèle a succédé immédiatement h un coup. J'ai rencontré dans certains cas des noyaux osseux et cartilagineux qui flottaient
formait dans l'abdomen et descendait ensuite dans le liquide de l'hydrocèle. La présence de
dans la tunique vaginale : et comme la santé du jeune homme alla en s'améliorant, tandis que d'un autre côté l'ouverture de la tunique vaginale s'oblitéra, le liquide qui y était contenu se résorba.
Lorsque chez l'adulte, l'hydrocèle communique avec l'abdomen , et qu'il y a en même
ces corps s'accompagne d'un certain degré d'inflammation de la tunique vaginale; ils naissent par tuyaux de la surface du testicule, et de l'extrémité de l'épididyme, d'où ils se détachent pour devenir libres dans la tunique vaginale.
DIAGNOSTIC DE L HYDROCELE.
Lorsque l'hydrocèle est ancienne, la tunique T.iginale est épaissie, semblable à du parchemin , et par conséquent opaque. M. Warner, {•hirurgien de l'hôpital de Guy ,a trouvé une tunique vaginale ossifiée. Il en existe également une autre à l'état d'ossification dans la collection de l'hôpital de Guy; M. Beavers, élève de M. Heys, de Leeds, m'a donné une pièce du même genre, qu'il a trouvée sur un cadavre. Cette altération est le produit de l'inllammation chronique, et s'accompagne ordinairement de quelques adhérences de la tunique vaginale.
Les signes caractéristiques qui distinguent l'hydrocèle des aflcctions qui offrent avec elle quelques analogies d'aspect sont : 1" Sa transparence, qui, dans un nombre considérable de cas, est un moyen assuré de diagnostic, T Sa fluctuation distincte et étendue; 3° La circonstance du lieu ou se trouve le point de départ de la maladie qui commence à la partie
inférieure de la tunique vaginale, l'accumulation se faisant graduellement de bas en haut,
L'hydrocèle se distingue des altérations du testicule par sa légèreté spécifique. Loi'sque l'affection siège dans le testicule , la tumeur est plus aplatie sur les côtés, elle est plus solide; elle est douloureuse à la pression; on peut souvent constater la présence d'une tumeur distincte formée par l'épididyme. On peut suivre le cordon avec facilité ; le scrotum est très-vasculaire ; ordinairement la région des reins est le siège d'une douleur plus ou moins vive; souvent il existe des symptômes généraux.
Lorsqu'un malade se présente à moi , en me disant qu'il a un testicule malade , j'ai l'habitude, si je lui vois l'air de la santé , de lui répondre que j'en doute beaucoup, et presque toujours, à un examen convenable, je trouve que ce malade n'est atteint que d'une bydrocèle.
MALADIES BES ENVELOPPES DU TESTICULE
L'hydrocèle se distingue de la hernie par Ce qui distingue l'IiydrocMe du varicoc.Me, l'absence des symptômes propres à celle dcr- c'est qu'en plaçant le malade sur le dos on fait nière affection, comme la rentrée des intestins disparaître le varicocèle.
dans l'abdomen ; le gonflement que la toux opère dansla liernie; l'origine de la lumeur, qui naît de l'abdomen, tandis que l'hydrocèle se développe de bas en haut.
L'hydrocèle et la hernie peuvent cependant exister simultanément chez le même sujet
Il est plus ditTicilc de distinguer l'hydrocèle de l'hématocèle. Mais j'établirai les différences qui existent entre ces deux maladies, à l'article de l'hématocèle. Je me bornerai à dire ici que l'hématocèle est ordinairement le résultat d'un coup, et que la tumeur
Alors l'hydrocèle est placée au-devant de la offre, dans ce cas, plus de dureté que dans
hernie. On rencontre quelquefois l'hydrocèle l'hydrocèle. Toutefois , dans tous les cas dou-
au-dessous d'une hernie congénitale épiploi- teux, on peut et même on doit faire une ponc-
que adhérente. t'on exploratrice avec la lancette.
CAUSES DE l'hydrocèle.
On attribue souvent l'hydropisie en général, et l'hydrocèle en particulier, à une augmentalion de la sécrétion ou à une diminution de l'absorption ; mais cette explication n'est autre chose qu'une manière d'éluder la difficulté. Quant à moi, je crois qu'une diminution d'absorption est très-rarement la cause de la véritable hydropisie.
Kous voyons quelquefois un bras ou une jambe tuméfiés à la suite de l'engorgement des ganglions absorbans de l'aisselle ou de l'aîne; mais cette tuméfaction est très-différente de l'œdème ordinaire , en ce qu'elle offre beaucoup plus de dureté et de tension qu'on n'en trouve ordinairement dans l'hydropisie.
Les tuméfactions hydropiques au contraire sont ordinairement le résultat d'une augmentation dans l'exhalation artérielle. La preuve de ce fait se trouve dans la vascularité plus grande de la surface membraneuse qui produit le liquide dont la quantité est anormalement augmentée, vascularité que démontrent les injections sur le cadavre, et que l'on peut observer sur le vivant. On la trouve encore dans l'épaississement de la membrane et dans les
autres altérations qu'elle subit dans les cas d'hydropisie et d'hydrocèle de longue durée ; enfin, dans la promptitude avec laquelle l'hydrocèle succède à l'inflammation du testicule et de la tunique vaginale.
Toutefois l'hydrocèle ordinaire est moins l'effet de l'inflammation que celui d'un relâchement qui porte sur les artères et les veines, et par suite duquel les oriQces exhalans des premières versent une plus grande quantité de liquide qu'à l'ordinaire.
Les vaisseaux absorbans du cordon spermatique sont beaucoup plus volumineux du côté de l'hydrocèle que du côté opposé , ainsi que j'ai pu m'en assurer par les injections.
L'hydrocèle succède assez fréquemment à l'inflammation du testicule qui, à son déclin, laisse la tunique vaginale remplie d'une sérosité de couleur plus foncée qu'à l'état normal. Cette sérosité est souvent légèrement teinte en rouge , et elle ne tarde pas à être résorbée.
L'hydrocèle est ordinairement une maladie purement locale; mais elle est liée quelquefois à une disposition hydropique générale.