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TRAITEMENT PAR INCISION

Lorsque la nature de la maladie est douteuse et qu'on soupçonne qu'elle est liée à une iemie , ou à un engorgement du testicule, ou à quelque aulre maladie de cet organe, il est quelquefois nécessaire, quoique i-arement , d'ouvrir la tunique vaginale.

La simple incision est une des premières opérations qui aient été employées pour cette maladie. Mais elle échouait souvent , parce que les deux surfaces de la tunique vaginale ne contractaient point d'adhéience. Hunier, pour prévenir des adhérences incomplètes, iiitioduisait quelques corps étrangers dans la lunique vaginale , et amenait ainsi forcément l'ioilammaliori, la suppuration et les bourgeons charnus. Cette modification de l'opération rendit plus certains les résultats. Celle-ci était alors pratiquée en faisant une incision qui commençait à la partie supérieure de la tumeur, et occupait , dans le sens vertical , les 2/3 de son grand diamètre.

Si l'on pratiquait cette incision à la partie inférieure , on mettrait le testicule trop à nu , et il s'y développerait une inflammation excessive. Après que la sérosité a été évacuée, on constate l'ctat du testicule, on recherche s'il n'existe point quelque maladie liée à l'hydiocèle , par exemple des kystes , situés à la surface de la tunique vaginale testiculaire , puis on saupoudre la cavité avec de la fleur de farine. Par suite de ce procédé, la surface se recouvre de bourgeons charnus, et toute récidive est prévue d'une manière presque assurée.

Toutefois cette opération est très-rarement nécessitée , et l'on ne doit y recourir que lorsqu'il existe des doutes très-fondés sur un état d'altération du testicule. Cette opération en effet présente de graves accidens , et peut même, lorsqu'on la pratique chez les vieillards, devenir une cause de moi't.

il existe, dans la collection de l'hôpital Saint-Thomas, une pièce sur laquelle on voit une tunique vaginale couvet'te de bourgeons charnus , et sur lacîuelle il reste encore un peu de charpie qui adhère à la surface de la tunique. Cette pièce a été recueillie chez un malade de M. Chandier. Ce chirurgien n'ayant pas fait usage de la farine après l'ouverture de la tunique vaginale, et après l'issue de la sérosité, introduisit delà charpie dans la cavité séreuse , pratique qui alors était assez répandue. IL survint une violente irritation générale, et le malade succomba à la fièvre et à la suppuration.

Après l'opération , tout le pansement consiste dans l'application d'un cataplasme. La guérison s'effectue par voie de suppuraLion el par le développement des bourgeons.

M. Try, et quelques autres chirurgiens, ont donné le conseil de réséquer une portion de la tunique vaginale, après l'avoir incisée pour l'évacuation de la sérosité; mais ce procédé ne met pointa l'abri des adhérences incomplètes et il est actuellement inusité en Angleterre.

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