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DIVISION DES MALADIES DU SEIN

Les maladies du sein peuvent se diviser en trois classes.

A la première se rattachent celles qui sont la conséquence d'une inflammation franche, aiguë ou chronique.

A la seconde appai'tiennent celles qui proviennent d'un travail spécifique, mais qui n'ont rien de cancéreux, et n'ont aucune tendance envahissante.

Dans la troisième enfin se rangent celles qui ont pour origine une cause cancé- '^reuse ou spécifique locale, et qui sont, en outre, liées à un vice général de la constitution.

Par l'expi'ession de maladie maligne [malignant complaint] , je veux désigner un travail morbide local, qui attaque non seulement les parties sur lesquelles il paraît primitivement, mais aussi qui envahit les parties situées dans le voisinage, et qui, en outre, a pour caractère : 1° de se développer sous l'influence d'une altération générale de la constitution; 2° de s'accompagner fréquemment de lésions de la même nature, dans des parties différentes et même éloignées de celle qui a été primitivemient affectée.

La première des trois classes qui ont été précédemment indiquées comprend l'inflammation du- sein et l'abcès laiteux ; l'inflammation chronique qui reste long temps à l'état d'engorgement indolent, et se termine, au bout de quelques semaines ou de quelques mois, par ■un abcès froid ; enfin, la tumeur laiteuse ou l'engorgement laiteux, dans lequel l'inflammation chronique estla conséquence de l'obstruction d'un des canaux galactophores, obstruction qui détermine une tuméfaction laiteuse considérable.

Dans la seconde classe, nous trouvons plusieurs espèces de tumeurs, ce sont les suivantes :

1^ La tumeur hydatique ou enkystée.

2° La tumeur mammaire chronique.

8' La tuBiËur osseuse.

Û" La tumeur adipeuse.

5° L'hypertrophie du sein.

6° La tumeur scrophuleuse.

7° La névralgie de la mamelle.

8° L'ecchymose de la mamelle.

Dans la troisième classe, nous trouvons deux maladies de nature cancéreuse (malignant) , c'est : 1° Le squirre et 2° la tumeur fongoïde.

Je vais exposer les symptômes, décrire les caractères extérieurs et faire connaître la disposition intime de chacune de ces maladies, d'après les résultats de mes propres observations.

J'insisterai d'une manière plus spéciale, dans l'histoire de ces affections, sur ceux de leurs caractères distinctifs qui peuvent servir à les faire reconnaîtx'e pendant la vie.

Je suis tout-à-fait pénétré des difficultés de la tache que je m'impose, et je suis prêt à reconnaître que j'ai souvent commis moi-même des eiTCurs dans le diagnostic des maladies du sein. Mais si de pareilles erreurs peuvent être commises par celui qui possède une vaste expérience pratique et qui, en outre, a la conscience de n'avoir jamais mis d'indifférence ni d'inattention dans l'examen des cas qui se sont présentés à lui, combien doivent-elles arriver plus fréquemment à ceux qui n'ontpoint recherché attentivement la nature des maladies, tant en s'aidant de l'examen anatomico-pathologique qu'en faisant l'étude comparée des observations an atomiques et des caractères extérieurs que les lésions présentent pendant la vie.

J'ai la conviction profonde que cet ouvrage exercera une heureuse influence, en provoquant à des essais plus heureux pour traiter ce sujet avec zèle et talent, et pour atteindre le grand but que nous ne devons jamais perdre de vue, celui d'exercer notre profession delà manière lapins éclairée, et de consacrer tO'J nos efforts à diminuer le» souffr«fli«M de l'humanité.

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