TUMEUR MAMMAIRE CHRONIQUE
se marier fit à celui qu'elle devait dpouser perficinllc et Irès-niobilc ; on y sentait des lol'aveu de cette maladie. Le chirurgien qui fut bules et on reconnaissait qu'elle était formée consulté répondit que le mariage serait le de plusieurs portions réunies ensemble. J'en meilleur mode de traitement, et que la tumeur fis l'ablation , et je la trouvai composée de locéderait à l'influence de la grossesse et de bes qui se divisaient cux-mômes en lobes plus l'allailement. Les choses se passèrent comme petits, il l'avait prévu , car la tumeur disparut, non
pendant la grossesse, mais pendant l'allaitement.
Je vais rapporter quelques observations de cette maladie que j'ai recueillies dans les cas où j'ai élé* consulté. J'en possède un grand nombre; mais, à raison de leur grande res-
Observation Û70". Miss B... portait au sein une tumeur lobulée. Je lui prescrivis l'usage de la cascarillc, de la rhubarbe et de la soude. Elle a guéri parraitcment.
Observation hll\ IVlistriss E... avait une tu-
semblance et de l'absence de circonstances T,?" ^^^"^^^'^^ du sein, mobile et superfi-
particulières, il suffira d'en citer un petit cielle. Quand elle me consulta pour la pre-
nombre. mière fois elle avait l'intention d(! se marier ,
mais elle avait quelque doute sur la conve-
Observation hm- -Miss M., âgée de 27 ans, "^°<^^ ^^ celte détermination, à cause de
avait au sein une tumeur peu volumineuse, l'existence de celle maladie. En conséquence
située très-superficiellement, très-mobile et «"'^ ^^^ prévenir par sa mère celui qu'elle
lobulée àsa surface. M. Cline lui avait fait devait épouser , afin qu'il me demandât mon
cinq ans auparavant l'ablation d'une tumeur ^^^^ '^ ^e sujet. Je lui affirmai que jamais je
n avais vu ces tumeurs persister après la grossesse , et que cette maladie n'avait aucun caractère cancéreux. Elle se maria et la tumeur disparut pendant l'allaitement de son premier enfant. Elle avait vingt-deux ans.
Observation 472*. Communiquée par M. Bond,
semblable.
Dans les deux cas la maladie ne s'accompagna d'aucune douleur , mais elle fil naître les plus vives inquiétudes dans l'esprit de la malade, qui , craignant que la tumeur ne devînt cancéreuse j en demandait l'extirpation avec instance.
M. Pennington ayant embrassé la tumeur chirurgien à Brighton. -La malade qui faille
avec ses doigts dïvisa la peau au-dessus d'elle, ''"J^* de cette observation était âgée de Û2
la saisit avec une double érigne et l'enleva '"^^^ ^ l'époque où l'opération fut pratiquée,
facilement avec une petite portion de la glande ^eux ans seulement s'étaient écoulés depuis
mammaire. '^ première apparition de la tumeur. Pendant
La tumeur, examinée après son ablation, 1* marche de celte affection la malade avait
présenta l'aspect lobule propre à la glande rarement ressenti quelque douleur, quand
mammaire elle-même , à laquelle elle était at- toutefois la tumeur n'était ni comprimée , ni
tachée par un tissu fibreux et par un petit pro- maniée. Cette tumeur était dure et inégale,
longement de tissu glandulaire. S''' Charles Blicke ,1a considérant comme
Observation h^l: Mistriss G... portait une ^^^^^ de nature cancéreuse, conseilla d'en tumeur mammaire lobulée du sein qui, lors- pratiquer l'extirpation. La mamelle du côté qu'elle fut enlevée , existait depuis deux ans. ga«<?lîe était parfaitement saine, et il n'y avait Je pratiquai cette opération il y a quatorïe dans l'aisselle aucune trace d'engorgement ans. Cette dame avait eu un enfant, mais l'ai- ganglionaire. L'opération fut couronnée d'un laitement n'avait pu avoir lieu par la ma- plein succès. La cicatrisation eut lieu par premellesnr laquelle siégeait la tumeur. Depuis ™i^^e intention, et, depuis dix ans que l'opécetle époque elle a eu deux enfans et a con- ration a été faite, cette dame a toujours continué à se bien porter. serve une santé parfaite. La tumeur pesait
Ce qui l'avait déterminée à réclamer l'ope- après son ablation une livre et demie. Cette
ration , c'est une sensation de contraction que femme s'est mariée ; mais, bien que jouissant
la tumeur déterminait dans le bras ; en outre d'une parfaite santé , elle n'a jamais eu den-
la tumeur devenait parfois douloureuse. fans.
Observation Û68'. Mistriss A... portait depuis deux ans à la mamelle une tumeur de cette espèce" qui restait stationnaire. Sa sœur avait eu auparavant une tumeur semblable , qui avait peu à peu diminué sous l'influence d'un traitement consistant dans l'emploi des pilules de calomel composées et dans l'emploi d'un emplâtre d'ammoniaque avec le niercure.
Observation Û69*. Mistriss G..., de Lynn, me consulta pour une tumeur du volume d'une noix qu'elle portait au sein. Cette tumeur était située au contact du mamelon ; elle était su-
Observation 473*. Elisabeth Miller, âgée de 33 ans, portait au sein droit une tumeur lobulaire qui existait depuis sept ans, qui avait commencé par une petite élévation égalant seulement un pois en volume, et qui maintenant était grosse comme une noix. Elle était mariée depuis seize années. On sentait distinctement la forme lobulaire de la tumeur et il était facile de suivre les interstices des lobes. Pendant cinq ans la tumeur n'avait été le siège d'aucune douleur et n'avait entraîné aucun incouvénieiit; mais elle avait fini par devenir sensible au toucher, et la douleur qui
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s'y faisait senlir se propageait jusqu'à l'épaule, L'opération fut faite le 4 décembre 1828. A
et s'aggravait lorsque Elisabeth Miller était sur la dissection on trouva la tumeur renfermée
le point d'être malade. La santé générale était dans un kyste de tissu cellulaire condensé.
faible ; la menstruation était régulière , mais Elle était constituée par une substance sem-
îa malade était sujette à de la constipation et à blable à celle de la glande mammaire , et lui
des douleurs de tête. Elle a été traitée par était unie par un petit prolongement de tissu
M. Callaway qui a essayé divers moyens pour glandulaire.
amener la disparition de la tumeur. Le 15 décembre là malade était guérie.
Observation Û74* Miss Gardner , âgée de 34 ans, portait une tumeur mammaire chronique au sein di'oit. En avril 1828, elle avait aperçu pour la première fois une tumeur mobile, indolente, située à la partie supérieure du sein. Cette tumeur s'accrut graduellement , et d'autres tumeurs semblables se développèrent à la partie externe de la mamelle près du bras ; mais elles étaient petites et peu distinctes.
La menstruatiou avait toujours été peu abondante, et la malade avait eu quelques flucurs blanches. Elle avait éprouvé aussi de vives inquiétudes et de vives conti-ariétés.
. De tout ce qui avait été essayé, rien n'avait réussi.
Les sangsues, loin d'amener aucun résultat avaatageux, parurent plutôt être suivies d'une augmentation dans le volume de la tumeur.
Observation 475°. Miss Golden , à qui j'avais enlevé en 1814 une tumeur mammaii'e chronique , eut quelques mois après un engorgement de l'ovaire droit. Elle me consulta pour une maladie du bras en 1828. Je trouvai, à cette époque, que l'engorgement de l'ovaire avait disparu et que la douleur mammaire n'avait pas récidivé.
Bien que ces tumeurs n'aient dans leur début aucun caractère de malignité, et bien qu'elles continuent k être pendant plusieurs années exemptes dé toute tendance semblable, cependant si elles persistent jusqu'à l'époque de la cessation des règles, elles peuvent quelquefois deveniï le siège d'un travail nouveau et subir une dégénéralion de nature cancéreuse.