TUMEUR IRRITABLE DE L\ MAMELLE
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vient irritable et sensible au toucher, sous ser<iit inutile de les rajIpOiHer avec de longs
diHails ; aussi me Lorncrai-jc à extraire de mes noies les rcnseignemens que je possède encore sur quelques-uns des cas nombreux que J'ai observés.
l'influence des altérations graves de la sanlé générale.
La maladie qui nous occupe s'observe chez des femmes irritables et nerveuses , chez lesquelles une excessive excitabililé de l'économie coïncide avec une diminution d'énergie vitale.
En général, la sécrétion menstruelle est trèspeu abondante; mais quelquefois je l'ai vue augmentée d'une manière morbide. Dans tous les cas, j'ai rarement vu celte fonction présenter des conditions parfaitemeat normales.
Les flneurs blanches sont une complication fréquente de cette affection.
La malade reconnaît ordinairement pour cause immédiate ou déterminante de sa souffrance un coup ou une pression exercée sur la tumeur par quelque partie de ses vêtemens. Le traitement de cette maladie consiste à diminuer l'irritabilité générale, en adoucissant les souffrances locales et en rétablissant l'écoulement des règles absentes , ou seulement diminuées.
Le meilleur topique consiste dans un emplâtre composé avec parties égales de cérat savonneux et d'extrait de belladone , ou dans un cataplasme de mie de pain délayée avec une solution de belladone.
Un morceau de soie huilée porté habituellement sur la mamelle, ou bien une peau de lièvre, ou quelque autre fourrure , contribue à adoucir et à calmer les douleurs locales , en provoquant et en entretenant la transpiration. Quand la douleur est très vive, on peut recourir aux applications de sangsues; mais ce moyen , employé trop fréquemment , amène de la débilité et augmente l'irritabilité générale,
0*serî;a/to7i ûSO'.—Mistriss... âgée de ûOans, a eu trois enfans ; ses mamelles ne présentent aucune tumeur, mais elles sont alternativement le siège d'un refroidissement et d'une chaleur excessive. Elle y éprouve quelquefois, pendant le jour et pendant la nuit, des douleurs très-vives, qui sont considérablement augmentées par les mouvemens, et qu'elle décrit comme des douleurs brûlantes. Ses règles sont considéi-ablement diminuées. Je lui ai prescrit les pilules de Plummer et la soude avec l'infusion de cascarille. Je ne connais pas le résultat du traitement.
Observation h?il\ —'Miss..., Sgée de 20 ans, porte au sein une tumeur extrêmement douloureuse au toucher; la douleui' se propage jusqu'au coude, ctaugmenle considérablement d'inlensilé aux approches de l'époque menstruelle. M... attribue sa maladie à un coup. L'application du cérat savonneux avec l'opium, et l'emploi des pilules de calomel avec l'extrait de quinquina, ont été suivis d'une grande amélioration dans ses souffrances.
Observation Û82=. — Une fille , ftgée de 25 ans' éprouvait, immédiatement au-dessous du sein, une douleur qui s'étendait jusque dans l'épaule, le bras , le coude et la main ; remontait jusqu'au cou, et descendait jusqu'à la hanche. Elle était d'une complexion délicate, mais elle avait un teint très-coloré. Elle ressentait de vives souffrances dans larégion des reins, mais
Quant au traitement interne, on doit faire ^'"^ menstruation était parfaitement régulière prendre , pendant quelque temps, le calomel ^?"l !^. 'L^P^/*/'^ ^^,*^^'''!'"''.'.'^?.!^ quanlitt uni à l'opium et à la ciguë, ainsi qu'un pur
gatif répété plusieurs fois.
La mixture suivante est celle qui m'a paru la plus propre à diminuer l'irrilabiliié locale. Extrait de ciguë | Extrait de pavot j aa»- grains ij.
Exlr. de semences de stramoine... G. 1/2.
Pour une pilule.
On peut répéter cette pilule deux ou trois fois par jour ; mais quelquefois un demi-grain de stramoine est trop considérable; on doit alors n'en prescrire qu'un quart de grain.
Pour rétablir la sécrétion menstruelle, on peut administrer indifféremment le carbonate de fer , le ferrum ammoniatum ou la mixture de fer composé. On peut ajouter à ces moyens les bains de siège d'eau de mer ou d'eau salée, à la température de 100 ou lOS*" (Farenheit).
Cette maladie ne réclame aucune opération. Cependant quelques femmes soliicitent l'extirpation de la tumeur , dans la crainte qu'elle ne soit actuellement ou qu'elle ne devienne plus tard de nature cancéreuse.
Les observations propres à faire connaître cette maladie se ressemblent tellement qu'il
et delà durée. La malade était habituellement constipée, ses seins se gonflaient parfois , et, vei's l'époque delà menstruation , sa douleur devenait très-intense. Les sangsues, les ventouses et les purgatifs avaient été employés eu vain. Je prescrivis le mercure cum creta avec la soude, et lecéz'at de savon avec l'opium.
Observation h%Z\~-M\hs..,, âgée de vingt ans, avait au sein une tumeur excessivement sensible. La douleur s'étendait dans l'aisselle , dans l'épaule et dans le bras. La malade était d'une constitution irritable et nerveuse, avait une menstruation irrégulière, et éprouvait, vers le retour de cette fonction, un redoublement de ses douleurs. Les selles étaient régulières.
Aucune cause appréciable ne pouvait Être assignée à cette maladie.
Observation liSli'. — Miss J..., âgée de dix-huit ans, éprouvait dans la mamelle droite une douleur qui s'étendait dans l'épaule, dans le bras et dans le poignet. Cette douleur était circonscrite, et avait son siège principal en un point fixe; mais quelquefois elle augmcn-
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tait d'înteiigité i et alors elle s'irradiait dans l'épaisseur de la mamelle. Les mouvemens du bras la rendaient plus vive, et la malade ne pouvait se li rer à aucun travail à l'aiguille. Elle ne pouvait dormir couchée sur le côté.
La maladie avait commencé, trois ans aupa- I avant, par une tumeur du volume d'un pois , qui, peu à peu, avait acquis le volume d'une aveline. Fréquemment, elle s'échauffait, devenait 1 ouge et plus volumineuse aux approches de la menstruation. Aucun trouble particulier n'existait du côté des fonctions digestiveset de la menstruation.
On obtint une an?élioration marquée par l'usage des pilules mercurielles, prises le soir, et du ferrum ammoniatum, administre pendant le jour. Avant l'époque où elle a été soumise h cette médication, la m:iladc avait des il anspirations abondantes, qui ont cessé depuis Elle éprouvait une constipation qui a paleillement cessé. On a employé, comme topique, le cérat de savon.
ObservatlonliSâ'.—Miss'L..., âgée de trente- S(;pt ans, portait, à la mamelle gauche, une petite tumeur mobile. Elle eu avait, dansl'aisstsUe, une autre qui était moins volumineuse. Ces deux tumeurs n'étaient pas plus grosses qu'une petite bille de marbre. Elles existaient depuis deux ans ; elles étaient très sensibles au toucher, et souvent excessivement doulouir'uses. M. Abernethy, qui a^ait vu la malade, lui avait prescrit l'usage du calomel pour le soir, un purgatif pour le matin , et un cataplasme pendant la nuit. Il avait recommandé, eu outre, de tenir la mamelle enveloppée trèschaudement pendant le jour.
Observation h^Q"- — Mistriss... , Sgée de qualante-neuf ans, avait la mamelle douloureuse, Biais sans gonflement.
La maladie avait débuté immédiatement après un grand effroi qu'avait causé à cette dîme un accident qui était arrivé sur un bateau à vapeur, et qui avait produit chez elle un violent saisissement.
La douleur qu'elle éprouvait était lancinante, et, ainsi qu'elle le disait elle-même, jessemblait a celle que causerait une épingle ou une fourchette qu'on aurait enfoncée dans $9 mamelle.
Quand on explorait le sein avec les doigts, ou quand on le comprimait, la douleur se propageait dans l'épaule, et prenait alors le caractère de la douleur rhumatismale.
Il n'y avait point de tumeur distincte , mais
Bft Là MAMELLE.
le sein était le siégé d'une plénitude partio»lière , d'une tension générale et d'une sensibilité excessive.
Observation 487' — Miss W. .. , âgée de trenteneuf ans, reçut sur la mamelle un coup violent qui y détermina le développement d'une tuAeur.
Celle-ci donnait comme la sensation d'un pois qui aurait été enfoncé profondément dans la mamelle ; elle était excessivement sensible au toucher. La malade éprouvait de la douleur dans l'épaule et jusque dans l'extrémité dés doigts.
La douleur se faisait aussi sentir dans l'intérieur de la poitrine, du côté malade.
La douleur augmentait aux approches de la menstruation, et dans tous les cas où la malade éprouvait quelque affection triste.
On lui prescrivit des frictions qui augmentèrent beaucoup ses souffrances.
J'ai fait la dissection d'une de ces tumeurs irritables, qui avait été recueillie sur la jambe d'une dame. Je vais rapporter cette observation. On y verra que les symptômes avaient la plus grande analogie avec ceux de la même maladie, quand elle siège à la mamelle.
Observation Û8J'. —Miss B , cliente de
M. Brock, de Guernesey , ayant fait deux fois une marche considérable , ressentit chaque fois une douleur vive dans le genou. Six semaines après la dernière attaque, elle découvrit , au dessous du genou , une petite tumeur du volume d'un pois. L'attouchement le plus léger y causait une douleur excessive. J'en ai fait l'ablation il y a neuf ans.
Un an après , une autre tumeur, donnant au doigt la même sensation que la première, se manifesta quelques pouces plus bas sur la jambe. Elle était plus apparente, et foi'mait un relief plus marqué sous la peau. La malade éprouvait, dans le point occupé parla tumeur, une douleur qu'elle cherchai) â dépeindre, en disant qu'il lui semblait qu'on la grattait douloureusement, qu'on la piquait, qa'on dardait de nombreu.ses lancettes dans la partie; en un mot, il semblait que tous les genres de douleur y fussent réunis. Heureusement chaque attaque ne durait que dix minutes; plus longues, elles eussent été toul-à-fait intolérables.
Je fis l'ablation de cette seconde tuineuril y a environ huit ans. J'ai revu la malade au mois d'octobre de l'année dernière, et, à cette époque , elle n'avait eu aucune récidive.