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DE L'ARTICULATION DU COUDE-PIED

FRACTURES DU PÉRONÉ

I,c péroné se fracture souvent à deux ou trois pouces au-dessus de l'articulation tibio-tarsienne. Le malade est. à l'instant môme, averti de l'accident par une sensation de rupture, un peu au-dessus de la malléole externe , par la douleur que lui font épi'ouver les tentatives pour s'appuyer sur le pied malade, par l'impossibilité de poser le pied à plat sur le sol , sur lequel il n'en fait porter que le bord interne , afin de reporter tout le poids du corps sur le tibia , par la douleur et la mobilité qui ont lieu à l'endroit de la fracture dans les mouvemens de flexion et d'extension du pied. Le chiru) :rien achève de caractériser ces symptômes, en imprimant au pied des mouvemens de rotation, tandis que, de l'autre main, il saisit la partie inférieure de la jambe; chacun de ces mouvemens détermine de la crépitation. Lé diagnostic est encore rendu plus facile, dans plusieurs cas, par la difformité qui correspond à la fiacture de l'os.

Cette fracture est ordinairement déterminée par un coup sur le côté interne du pied, ou par ime violence quelconque qui porte avec force le pied eu dehors, contre l'extrémité inférieure du péroné; je l'ai vu causer par la disten-

sion du pied en dedans. Une chute latérale , tandis que le pied est retenu dans une fente profonde , peut aussi la produire. Je me suis fracturé le péroné droit, dans une chute sur le côté droit, au moment où mon pied droit était enclavé entre deux morceaux de glace; j'eus beaucoup de peine à me transporter jusqu'à une maison voisine, en portant le bord interne du pied sur le sol. Je me rendis chez moi en voiture; chaque cahos déterminait de la douleur dans le lieu de la fracture, quoique je soutinsse ma jambe avec la main. Une sensation douloureuse de rupture que je perçus au moment de l'accident, me fit reconnaître qu'il y avait une fracture.

Le trai tement de cette lésion consiste dans les moyens suivans : un bandage à bandelette autour du membre; des lotions avec un mélange d'une once d'alcool dans cinq onces d'eau ; une attelle matelassée convenablement , et coudée de chaque côté au niveau du pied , destinée à maintenir le gros orleil sur la même ligne que la rotule, ce qui est de la plus haute importance ; enfin , il faut placer la jambe sur le côté , dans la demi-flexion , afin de mettre les

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