DERNIERS MOMENTS DES GIRONDINS
satisfont la première faim. Quand on eul emporte' tea mêla
et laissé seule al mu- la table les fruits, lo> flacons et les
fleurs, L'entretien dcvinl tour à tour animé, bruyant cl grave, comme L'entretien d'hommes insouciants >l<>nt la ch ileur «lu vin délie la langue el lea pensées. MainvicUe, Antiboul, du Cliastel, Fonfrède, Ducos, toute cette jeunesse qui ne pouvait
se< Cassez vieillie en nue heure pour mourii demain,
s'évapora en paroli • et en taillies joyeuses • es paroles
contrastaient avec la morl si voisine, profanaient la sainteté de la dernière heure, el glaçaient de froid le faui sourire que ces jeunes gens s'efforçaient de répandre autour d'eux. Celle affectation de gaieté devant Dieu et devant la dernière heure était également irrespectueuse pour la vie el pour l'immortalité. Il- ne pouvaient ni quitter l'une ni abordei l'autre si légèrement. Ces plaisanteries posthumes tiuiil>.ii<'iii de leurs lèvres commi tombent sui un cercueil ces fleurs que personne ne respire, qui contractent l'odeur du sépulcre, et qui, lorsqu'elles i ides reliques, ressemblent à des dérisions.
Brissot, Fauchet, Sillery, Lasource, Lehardy, • seyaient quelquefois de répondre à ces provocations bruyantes d'une gaieté feinte et d'une fausse indifférence Mais cette gaieté déplacée de leurs jeunes collègues effleurait à peine les lèvres de ces hommes mûrs Vergniaud, plus grave et plus réellement inl répide dans sa gravité, regardait Duo frède avec un sourire où l'indulgence >e mêlait à la compassion .
Ces éclats de bruit et de joie funèbres apaisés, l'entretien prit vers le mai m un tour plus sérieux et un accent plus solennel. Brissot parla en prophète des malheurs de la république, décapitée de ses plus vertueux elde ses plus éloquents citoyens. a Que de sang ne faudra-t-il pas pour laverie nôtre 1 t-il en unissant. Il- se turent tous un moment, el parurent consternés devant le fantôme de l'avenir évoqué par Bris i Mes amis, reprit \ ergniaud, en greffant l'arbre nous l'avons tué; il riait trop vieux. Robespierre le coupe. Sera-t-il plus heureux que nous?. Non. Ce sol est trop léger pour nourrir lis racines de la liberté civique, ce peupleest trop enfant pour manier ses lois sans se blesser ; il reviendra à ses rois, comme l'enfant revient hetsl... Nous nous sommes trompés
de temps en naissant et en mourant pour la liberté du monde, poursuivit-il. -nous nous sommes crus à Rome, et nous étions à Paris ! Mais les révolutions sont comme ces crises qui blanchissent en une nuit la tète d'un homme : elles mûrissent vite les peuples. Le sang de nos veines est assez chaud pour léconder le sol de la république. N'emportons pas avec nous l'avenir, et laissons l'espérance au peuple en échange de la mort qu il va nous donner ! »
Il v eut un long silence après ces paroles de Yergniaud, et l'entretien s'élança de la terre au ciel avec les pensées. « Que ferons-nous demain à pareille heure? » dit Ducos, qui mêlait toujours les formes de la plaisanterie aux sujets les plus sérieux. Chacun répondit selon sa nature. « Nous dormirons après la journée, » dirent quelques-uns. Le scepticisme du siècle corrompait jusqu'aux dernières pensées, et ne promettait que L'anéantissement de l'âme à des hommes qui allaient mourir pour l'immortalité d'une pensée humaine. L'immortalité de l'âme et les sublimes conjectures de la vie future à laquelle ils touchaient occupèrent plus convenablement les instants qui restaient à la conversation. Les voix baissèrent; l'accent se solennisa ; les sourires s'effacèrent; le son de la parole devint grave et sourd comme le bruit du marteau qui sonde une tombe. Fon.frède, Gensonné, Carra, F auchet, Brissot, tinrent des discours où respiraient toute la divinité de la raison humaine et toute la certitude de la conscience sur les mystérieux problèmes de la destinée immatérielle de l'esprit humain.
Yergniaud, qui se taisait jusque-là, interpellé parsesamis, résuma le débat. « Jamais, dit le témoin que nous citons et qui l'avait souvent admiré à la tribune, jamais son front, son geste, sa parole, l'accent souterrain de sa voix, n'avaient remué.de si profondes fibres dans le cœur de ses auditoires. Il semblait parler du haut de la tribune de Dieu. »
Les paroles de Vergniaud furent perdues. L'impression seule en resta dans lame du prêtre.
Après avoir relié en un seul et invincible faisceau toutes les
!>l RNII RS M< 'Ml N rS Dl iINS
preuves morales de I existence d an premier être, <|n il appelait, comme son temps, I Etre suprême ; après avoir démontre
me providence, conséquence de l'exccllcna cel Etre suprême sur les créations émanées de lui, el la n site de la justice, dette divine du < Iréateui envers sesœu\ après avoir cité, de Socrate à Cicéron et deCicéron .1 tous les justes immolés, la croyance universelle des peuples el des preuve au dessus de toutes les preuves, puisqu'elle esl dans la nature un instinct de seconde vie aussi irréfutable que l'instincl de la vie présente; >|>i ■ > avoir pousse jusqu'à l'évidence et jusqu'à l'enthousiasme la certitude d'une continuation de l'être après la morl qui ne le détruit pas, mais le mé lamorphose : \li! dit-il <'n termes |>ln> éloquents el en
s c \.il t,n il jusqu'au lyrisme du prophète politique el en 1. -
m, mi le sujel .1 la situation de ses ur prend
dernière preuve en eux-mêmes; la meilleure démonstration de I immortalité, n est-ce pas nous Nous ii 1 Nous calmes, sereins, impassibles à côté du cadavre '!<' notre ami, ei «le notre propre cada> ro, discutant comme une paisible assemblée de philosophes sui l'éclaii "ii -m l.i nuit qui suivra immédiatement notre dernier soupir, et mourant plus heureux que Danton, qui va vivre, el que Robespierre, qui v.t triomphe!
Or, pourquoi ce calme dans nos discours cl cette sérénité dans nos âmes n'est ce pas en noua le sentiment <\ accompli un grand devoir envers l'humanité ? Eh bien, qu'estci donc que la patrie, <\ lonc que l'humaniti I
cel amas de poussière animée qui esl un homme aujourd hui, qui sera de la boue el du sang demain? Y>n. ce n'est p.i- |i"ni cette fange vivante, c'esl pour l'àme de l'humanité et de la patrie que nous mourons.! Mais qui sommes-nous donc nous-mêmes, sinon une parcelle <!«• cette âme collective du genre humain? Chacun des hommes aussi donl se coi noti 1 un esprit immortel, impérissable el confondu
avec cette àmede la patrie et du genre humain, pour laquelle il esl si Beau et si doux de se dévouer, de souffrir el demou-
1. Il y .1 ici une allusion directe au dernier ealrcl tamis -dans sa prison, entretien auquel lo icrvhe évidemmen
.i ressembler.
104 HISTOIRE DES i.HUADlNS
îir! Voilà pourquoi nous ne sommes pas de sublimes dupes,
continua-l-il, mais des êtres conséquents à leur instinct moral, et qui vont, après ce devoir accompli, yivre encore, souffrir ou jouir dans l'immortalité des destinées de l'humanité. Mourons donc, non avec confiance, mais avec certitude! Notre témoin dans ce grand procès avec la mort, c'est notre conscience! noire juge, c'est ce grand Etre donl les siècles cherchenl le nom el dont nous servons les desseins comme des outils qu'il brise dans l'ouvrage, niais dont les délnis tombentà ses pieds. La mort n'est que le |>lns puissant acte delà v ie, car elle enfante une vie supérieure. S'il n'enétaft pas ainsi, ajouta-t-ii avec plus de recueillement, il \ aurait donc quelque chose de plus grand (pie Dieu. Ce serait L'homme juste tel (pie nous, s'immolant sans récompense et sans avenir à sa patrie! Cette supposition est une ineptie ou un blasphème. Je la repousse avec mépris ou avec horreur... Non. Vergniaud n'est pas plus grand que Dieu; mais Dieu est plus juste (pic Vergniaud, el ne l'élèvera demain sur un éçbafaud que pour le justifier et le venger dans l'avenir J »
Telles furent à peu près ses paroles, donl le sens seul fut sommairement noté1. « C'est bien dit, s'écria Lasource ; mais vj'ai dans mon cœur une preuve plus certaine que l'éloquence du génie expirant, c'est la parole d'un Dieu mort pour les hommes. — A bas! dit, en souriant ironiquement un des jeunes convives. Lasource, pas de songes avant le sommeil ! Gardons notre bon sens jusqu'à demain. La raison pense, les religions rêvent. Je ne crois qu'au raisonnement. — Et moi, dit Sillery, je crois aux deux. Le Christ mourant sur un ei -lialaud comme nous n'est qu'un témoin divin de la raison humaine. Non, sa religion que nous avons trop confondue avec la tyrannie, n'est pas oppression, mais délivrance. Le Christ était le Girondin de l'immortalité! »
Fauchct fit un discours pathétique sur la Passion, comparant leur supplice à celui du Calvaire, lis s'attendrirent et plusieurs pleuraient.
Vergniaud concilia tout, à la fin, dans quelques phrases
i. Lamartine rrmnn.iit donc qu'au moins dans In forme ta harangue de
Vergniaud est de ton cru.
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recueillies à mesure qu'elles tombaient deseslèvres. o Croyons ce que nous voudrons, dit-il, mais mourons certains de noire vie et du prix de noire mort ! Donnons chacun en sacrifice ce que nous avons, l'un son doute, l'autre sa foi, tous notre sang, pour la liberté ! Quand l'homme s'est donné luimême on victime à Dieu, que doit-il de plus.1 ... »
Le jour, descendant de la Lucarne dans lé grand cachot, commençait à l'aire pâlir les bougies. « Allons-nous coucher, dit Ducos ; la vie est chose si légère qu'elle ne vaut paé l'heure de sommeil que nous perdons à la regretter. — Veillons, dit
Lasource à Sillery et a Fauchet, l'éternité est si ccrlaii I si
redoutable que millo vies ne suffiraient pas pour s'y préparer. » Us se levèrent de table à ces mots, se séparèrent pour rentrer dans leurs chambres, et se jetèrent presque tous sur leurs matelas.
Treize restèrent dans le grand cachot. Les uns se parlaient à voix basse, les autres étouffaient des sanglots, quelques-uns dormaient. A huit heures, on les laissa se répandre par groupes dans le corridor. L'abbé Lambert, ce pieux ami de Brissot, qui avait passé la nuit à la porte de leur cachot, y était encore, attendant la permission de communiquer avec eux, Brissot, en l'apercevant, s'élança vers lui et l'embrassa d'une étreinte convulsive. Leprétre lui offrit timidement l'assistance de son culte pour lui adoucir ou lui sanctifier la mort. Brissot refusa avec reconnaissance, mais avec fermeté: a Connais-tu quelque chose de plus saint que la mort d'un honnête homme qui meurt pour avoir refusé le sang de ses semblables aux scélérats? » dit-il à l'abbé Lambert. Le prêtre n'insista pas.
Lasource, témoin de l'entretien, s'approcha de Brissot: « Crois-tu, lui demanda-t-il, à l'immortalité de ton âme et à la providence de Dieu? — Oui, répondit Brissot, j'y crois, et c'est parce que j'y crois cpie je vais mourir. — Eh bien, reprit Lasource, il n'y a qu'un pas de là à la religion. Moi, ministre d'un autre culte que le tien1, je n'ai jamais tant
i . Y. p. 96, note 1 .
admiré les ministres de ta religion que dans ces cachots où ils viennent apporter le pardon, l'espérance et Dieu même à des condamnés. A ta place je me confesserais. » Brissot se retira sans répondre. 11 alla s'entretenir avec Vergniaud, Gensonné et les jeunes gens. Le plus grand nombre de ceux-ci refusa les secours de la religion. Les uns assis sur le parapet de pierre du préau, d'autres se promenant les bras entrelacés, quelques-uns à genoux aux pieds du prêtre et recevant sa bénédiction après un court aveu de leurs fautes, tous attendant avec sérénité le signal du départ ; leurs groupes rappelaient une balte avant le combat.
L'abbé Emcry ', quoique prêtre insermenté, avait obtenu d'entretenir Faucbet à travers la grille qui séparait la cour du corridor, llécoutait et absolvait l'évêque de Calvados à l'écart. Faucbet, absous et pénitent, écouta la confession de Sillery, et rendit à son ami le pardon divin qu'il venait de recevoir.
A dix heures, les exécuteurs entrèrent pour préparer les têtes des condamnés au couteau, et pour lier leurs mains. Tous vinrent d'eux-mêmes incliner leurs fronts sous les ciseaux et tendre leurs bras aux cordes. Gensonné, ramassant une boucle de ses cheveux noirs, les tendit à l'abbé Lambert, en suppliant le prêtre de remettre ces cheveux à sa femme, dont il lui indiqua la retraite: « Dis-lui que c'est tout ceqiie je peux lui envoyer de mes restes, mais que je meurs en lui adressant toutes mes pensées. » Vergniaud tira sa montre, écrivit avec la pointe d'une épingle quelques initiales et la date du 3o octobre dans l'intérieur de la boîte d'or; il glissa la montre dans la main de l'un des assistants pour qu'on la remît à une jeune fille qu'il aimait d'un amour de frère, et qu'il se proposait, dit-on, d'épouser plus tard. Tous eurent un nom, une amitié, un amour, un regret qu'ils laissèrent échapper pendant ces apprêts ; presque tous, quelques reliques d'eux-mêmes à envoyer à ceux qu'ils laissaient sur la terre. L'espérance d'une mémoire ici-bas est le dernier lien que le mourant retient en quittant la vie. Ces legs mystérieux lurent acquittés.
i. Directeur général do la congrégation de Saint-Sulpice. Il était lui-même emprisonné, et ne dut sa délivrance, après dix-huit mois de captivité, qu'à la réaction de Thermidor.
DERN'll H- MoMl.N l - DES GIRi (SDIN9 1<W
Mil
Quand tous les cheveu i lurent tombés sui les dalles du chot, les exécuteurs el les gendarmes rassemblèrent les condamnés «•! les firent marchei en colonne vers la cour du palais. Cinti charrettes attendaienl leur charge. I ne foule immense l«'s environnait \m premiei pas hors de la Conciergerie, 1rs Girondins entonnèrent d'une seule voix <■[ comme une marche funèbre la première strophe de la Marseill en appuyant avec une énergie signiticative sui ces irera s double sens :
le la tyrannie I '■ odard sanglant > -t li
De ce moment ils cessèrent de s'occuper d'eux-mêmes pou i ne penser qu'à l'exemple de mort républicains qu'ils voulaient laisseï au peuple. Leurs \"i\ ne retombaient un in>tanl à la lin <!<• chaque strophe < | < h- pour se relever |>ln> énergiques el |>ln> retentissantes au premier vers de la strophe suivante. Leur marcheel leur agonie ne furent qu'un chant. Ils étaient quatre sur chaque charrette. 1 ne seule en portait cinq. Le cadavre de Valazé était couché sur la dernière banquette. Sa tète, découverte, cahotée pai les idu pavé, ballottait sous les reg irds i I sur les genoux de ses amis, < >bl igés do fermer les yeux poui ne pas voii ce livide » tix-là chantaient cependant comme les autres, arrivés au pied <l«' ifaud, ils s'embrassèrent tous en signe de communion dams li liberté, dans la vie el dans la mort. Puis ils reprirent le chant funèbre pour s'animer mutuellement au supplice el pour envoyer jusqu'au moment suprême à celui qu'on exécutait la voix de ses compagnons de mort. Ions moururent sans faiblesse, Sillerj avec ironie ; arrivé sur la plateforme, il en lit le tour en saluant à droite et à gauche le peuple, comme poui le remercier de la gloire et de l'échafaud. Léchant baissait d'une voix a chaque coup de hache. Les rangs s'éclaircissaient au pied de la guillotine. I ne seule voix continua la Marseillaise: c'était celle de Vergniaud, supplicié
le dernier '. Ces notes suprêmes furent ses dernières paroles. Comme ses compagnons, il ne mourait pas ; il s'évanouissait dans l'enthousiasme, et sa vie, commencée par des discours immortels, finissait par un hymne à l'éternité de la Révolution.
Un même tombereau emporta les corps décapités, une même fosse les recouvrit à côté de celle de Louis XVI.
Quelques années après, en fouillant dans les archives de la paroisse de la Madeleine pour y retrouver les traces des sépultures du temps, les curieux lisaient sur une feuille de papier timbré, le mémoire de frais du fossoyeur de ce cimetière, paraphé par le président qui en autorise le payement à la trésorerie nationale, ces simples mots': « Pour vingt et un députés de la Gironde : les bières, 1^7 livres; frais d'inhumation, 03 livres ; total, 210. »
Tel fut le prix des pelletées de terre qui recouvrirent tout le parti des fondateurs de la république. Eschyle ou Shakspeare n inventèrent jamais une plus amère dérision du sort (|ue ce mémoire du fossoyeur demandant et recevant son salaire pour avoir enseveli tour à tour toute la monarchie et toute la république d'une grande nation.
Telle fut la dernière heure de ces hommes. Ils eurent pendant leur courte vie toutes les illusions de l'espérance ; ils eurent-en mourant le plus grand bonheur que Dieu réserve aux grandes âmes : le martyre qui jouit de lui-même et qui élève jusqu'à la sainteté de victime l'homme immolé pour sa conviction et pour sa patrie. Les juger serait superflu. Ils ont été jugés par leur vie et par leur mort. Ils eurent trois torts: le premier, de n'avoir pas eu l'audace de leur opinion, en hésitant à proclamer la république avant le 10 août, à l'ouverture de l'Assemblée législative ; le second, d'avoir conspiré contre la constitution de 1791 , qu'ils avaient faite et jurée ; d'avoir ainsi réduit la souveraineté nationale à agir comme faction, prêté leur main au supplice du roi, et forcé la Kévo-
1. Erreur souvent répétée: le dernier exéeuté des Girondins futViger,
M UMl RI MOMEN l- DES GIRONDINS
lution à employer des moyens cruels ; le troisième, d'avoir, sous la Convention, voulu gouverne] quand il fallait com« battre.
Ils eurenl trois vertus qui rachètent l)K-n des fautes aux yeux de la postérité: ilsadorèrenl la liberté : il- fondèrent la république, cette vérité précoce des gouvernements futurs; enfin il> moururent pour refuser du sang au peuple. Leui temps lr-> ,i jugés à m< 1 1 L'avenir les j pardon, el l'on gravera sut leur mémoire cette inscription que Vergniaud, leur \"i\. avait le sa m. un sur la
muraille de >«m cachot . Plutôt la mort que le crînu Potius m<>n quam fadari !
\ peine leurs tètes eurent-elli - roule aux pieds du peuple, i|u un caractère morne, sanguinaire, sinistre, se répandit, au lieu de l'éclat de leur parti, mu la Convention etsur la France. Jeunesse, beauté, illusions, génie, éloquence antique,, '""i
sembla disparaître avec eux de la patrie. I'aii> put se dir
que s'était ilii jadis Lacédémonc après Le massacre de sa jeunesse sur le champ de bataille; t La patrie a perdu Fa fleur ; la liberté a perdu son prestige; la Révolution .1 perdu son printemps, »