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s. En 1813, l'I lotion libéi
l 1 ition carliste finit en i83 ^ liiT fui chassée du ponvoil par nne îns rolutionnaii
aérai I hef du parti
■'appuyait sur l'Angleterre tandis que Mario-Christine i I les constil .1 modérés avaii hl p >ur eui 1 1 symp ithie de U
mais le ministère Soult-Guiaot, qui prit al pouvoir, insensible aux reproches de cens roi l*i cusaient de livrer gno i L'Angleterre, s'abstint de toute démonstration agressive. Il • même en is'ii un nouvel imbassadeur 1 Madrid, de Salvandy, qui, n'ayant pu s'entendre ave Espartero, fut rappel I
maintint quelque temps qne pat di - uts I
i Barcelone, il til bombarder la ville avec une toile fureur qu'elle fut en grande partie détruite | I septembri ment qui aboutit a sa i hute.
'i . 1-ti i83a le minisl i Casimir Périer, pour contrebalancer llnfl des Autrichiens on Italie, i\.iil lait occuper Ancone, ville des Etats du pape, par les troupes françaises. En i838, sous le ministère Mole, I Autriche ayant relire ses troupes de la tlomagne, la Fiance, lice par ses conven-
Oui, il ne fallait se dessaisir de ce gage de guerre en Italie qu'après que la France se serait saisie d'un gage de paix dans une alliance continentale. (Approbation aux extrémités.)
Enfin, plus tard, auriez-vous donc été seuls dans la question d'Orient, qui vous ouvrait le monde, et qui, bien comprise, amenait ie remaniement des traités de ï8l5? Auriezvous vu l'imprévoyance de votre politique s'aliéner à la fois l'alliance russe et l'alliance anglaise? Auriez-vous forcé, malgré leur antipathie, en Asie, ces deux puissances à réunir leurs mains, qui se repoussent, sur ce traité du 1 5 juillet iSZio? Oui, sur ce traité du i5 juillet, qui pèse encore tant aujourd'hui et sur la mémoire des ministres et sur le sentiment de la France qui l'a supporté ' .
J'ose dire à M. le Ministre des affaires étrangères: Vous n'en auriez pas été réduit, dans cette position que vous avez été obligé de réparer si péniblement après l'avoir subie, à signer fatalement, sans condition, le traité du iô juillet, et enfin aujourd'hui vous n'en seriez pas à voir l'opinion publique comprimée dans ses intérêts extérieurs, dont elle a l'instinct et le sentiment, et à laquelle vous avez refusé tout son développement, tout son droit en Europe : vous n'en seriez pas à la voir rechercher aujourd'hui, dans de misérables petites querelles, cette étincelle de guerre, cette vengeance de dignité, quand, sur des terrains meilleurs, elle aurait trouvé dans le droit delà France, dans la dignité, les intérêts de la France, une cause digne de nous et des alliés pour combattre avec nous ! Cette cause, elle la cherche aujourd'hui dans des
tions diplomatiques, évacua également Ancùne. Autant l'occupation de celte ville avait flatté l'amour-propre national, autant son évacuation, regardée comme un recul cl comme une concession faite à l'Autriche, fut impopulaire. Parmi les actes du gouvernement de Louis-Philippe, il n'en est aucun que l'opposition lui ait reproché avec plus de vivacité et d'insistance. — Voir le discours de Lamartine du 10 janvier 1 8 3 9 , à propos de la discussion de l'adresse (La France parlementaire, t. II, p. 1 36).
1. La France et l'Angleterre auraient été d accord pour faire échec a la politique russe sur le Hosphore, si la France, en s'obslinant à soutenir la cause du pacha d'Egypte Méhémet-Ali contre le sultan, ne s'était aliéni l'Angleterre. Malgré leur antagonisme en Porse et en Afghanistan, la Rus sie et l'Angleterre se rapprochèrent : une coalition se forma entre ces dcir, puissances, l'Autriche et la Prusse. Elle aboutit au traité île Londres du i5 juillet i84o, conclu entre ces quatre Etats à 1 insu de la France cl contre son prolégé Méhémet-Ali. La colère fut si vive en France que la guerre faillit en résulter ; ie ministère ïhiers dut sa chute ù ces événements.
SUR L'ADRI -
questions de paix et d'humanité '. Je m'en afflige pour un m pays, ci je m'en effraye pour \<>u-. car l'opinion ombrageuse échapjie même au gouvernement '. Interruption prolongét
Messieu le douloureux tableau de notre situation
intérieure, el de ce que j'appellerai notre malheureuse com-
!uropéenne, après ce dissentiment profond entre la
politique suivie par le gouvernement de Juillet H celle que j'envisage pour la sécurité el la grandeur de mon pdys, je dois me demander ce cjue la Chambre se demande à ellemême tous les jours : qu est-ce. qu'il \ a donc à faire? Je !<• dirai toul de mite, tenta que d< a
considérations timides pourraient inspirer à des - < j • i î
auraient quelque chose è masquer devant leur pays ■ v lion.)
Il \ ,i une seule i li"-«' a faire pour les hommes qui, comme moi, se différencient chaque joui davantage du système qui compromet le pays au dedans el les affaires au dehors ; une seule chose, c'est de se ranger, de se compter, de s'isoler; c'est de prendre sur le terrain des oppositions constitutionnelles une |><>mIh>ii fort i mm- |>ui--iMii^ recueillir un à un
tous les principes successivement violés ou artiûciellemcnt dérobés au pays, tous ses griefs, tous ses intérêts, toutes dignités compromis* bler en faisceau tous les
instincts généreux, progressifs, moraux de la nation, >iliu qu'au jouroù ce système sera arrivé à son excès, à -.1 perte, soit par la défaillance absolue <!<• 1 esprit public au dedans, soit par Y interdit politique où il se laisse placer par l'Europe au dehors, le pays vienne rechercher lr- principes desa révolution, sa gloire, son i'>|>ni public, son salut dans l'asile où non- 1rs .iniciii- conservés intacts, >i\ les retrouve dans une opposition loyale et ferme, au lieu d'aller au moment crises les chercher dans les factions! Bravos prolongés aux extrémités.*)
Voilà, Messieurs, ce qu'il \ a à faire, el j<- le tais '. 1 <i<inl'he : Très bien! 1res hien ' Murmures au t'entre.^
1. Allusion à l'affaire du droit deyimte(\ p no, note 3). Lamartine exprime, bous une forme assci confuse, son regret de \"ir la France, qui t est laissée humilier dans la question d'Orient, prendre nue attitude sive dans un désaccord qui devrai! se régler pa ifiuuement et m une question d'humanité, celle de la suppression de l'esclavage.
Vos murmures ne m'apprennent... (Nouveaux murmures.)
Vos murmures ne m'enseignent que ce que je sais d'avance ; c'est que cotte opposition, noire dernier salut, sera faible en nombre, méconnue d'abord, que la faveur immédiate de la Chambre et même du pays ne lui viendra pas tout d'un coup. ( Rires et murmures.)
Était-elle donc plus nombreuse et plus populaire en commençant, cette opposition des quinze ans, objet des mêmes dédains? celle opposition de dix-sept voix contre la majorité de la restauration '... Oui, de dix-sept voix, qui osèrentdire : La nation est derrière nous! Eh bien! la nation ne leur donna-t-elle pas raison un jour, et le pays ne fut-il pas sauvé par eux au moment du coup d'Etat? (J ive approbation aux extrémités.)
Eh bien! il en serait de même, 'sachez-le bien, si les mêmes circonstances se représentaient. Non, il ne sera pas donné de prévaloir longtemps contre l'organisation et le développement de la démocratie moderne à ce système qui usurpe légalement, qui empiète timidement, mais toujours, el qui dépouille le pays pièce à pièce de ce qu'il devait conserver des conquêtes de dix ans et de cinquante ans ! (Murmures au centre.)
Non, ce n'est pas pour si peu que nous avons donné au monde européen, politique, social, religieux", une secousse telle, qu'il n'y a pas un empire qui n'en ait croulé ou tremblé (Bravos!), pas une fibre humaine dans tout l'univers qui n'y ait participé par le bien, par le mal, par la joie, par la terreur, par la haine ou par le fanatisme ! (Applaudissements aux extrémités.)
Et c'est en présence de ce torrent d'événements qui a déraciné les intérêts, les institutions les plus solidifiés dans le sol, que vous croyez pouvoir arrêter tout cela, arrêter les idées du temps, qui Aeulent leur place, devant le seul intérêt dynastique trop étroitement assis devant quelques intérêts groupés autour d'une monarchie récemment fondée ! Vous osez nier la force invincible de l'idée démocratique, un pied
i. Au début de la Restauration, l'opposition libérale comprenait principalement dix-sept membres des anciennes assemblées, réélus en i8i5 dans la célèbre « Chambre introuvable ».