Le comte de Carne, député de Quimper
3. La discussion à laquelle Lamartine l'ait allusion s'ouvrit quelques jours plus tard, à propos du paragraphe de l'adresse relatif au droit de visite. Ce paragraphe invitait le gouvernement à abolir les conventions de i83i et de icJ33, qui avaient établi le droit de visite réciproque entre la France et l'Angleterre pour certains parages déterminés. L'opinion française était très excitée contre ces conventions, qui lui paraissaient favoriser les ambitions de la politique anglaise au détriment de notre indépendance nationale et de nos intérêts commerciaux. Malgré l'habileté et l'énergie de Guizot, le paragraphe fut voté à la presque unanimité. On pouvait craindre que cette allaire du droit de visite, qui avait déjà soulevé de grosses difficultés, n'aboutit à une rupture avec l'Angleterre.
II. Ferdinand VII, roi d'Espagne, mort en septembre l833, avait légué la couronne à sa Elle Isabelle, ài;ée de trois ans, sous la tutelle de la reine Marie- Christine. Don Carlos, frère de Ferdinand, contesta la légitimité de cette sui ci -sion et se fit proclamer de son coté. Ce fut le point de départ d'une longue guerre ci\ile. La France et l'Angleterre, monarchies çonstitutionnelprononcèrent en faveur d'Isabelle, que soutenait le parti libéral espagnol ; l'Autriche, la Prusse, la Russie, monarchies absolues, appuyèrent de leurs encouragements et de leurs subsides les revendications de don Carlos. Quant à l'intervention à main armée que préconisait Lamartine, elle trouva peu d'approbateurs, et notre gouvernement refusa finalement à l'Espagne l'aide qu'elle avait elle-même sollicitée (î 635).
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s'énerve dans la guerre civile; les puissant .-. \ subventionnenl l'anarchie sous le nom de don Carlos; elles j attaquent indirectement, mais audacieusement, !<■ principe constitutionnel analogue chez les deux peuples, el l'ascendant légitime Français établi par les [guerres de succession! Marchez .'il ■m secours de la liberté et a la déi Louis Sl.IV. Bravez l'Europe au nom de l'humanil idées libérales. Elle se taira, et vous aurez repris votre : par cela seul que vous l'aurez bravée dans votre droit, i ikm prolongés à gauche. I
El si vous aviez ainsi rétabli votre attitude en Espagne, en seriez-vous .1 entendre tranquillement le canon de B à voir assis sur ces bancs votre honorable ambassadeui en Espagne* ?à être odieux ou indifférents aux libéraux de i s i que vous vous êtes aliénés, el aux carlistes de- i83o,quc vous avez combattus, et aux constitutionnels modérés de li que vous avez indignement abandonnés, et, enfin, aux exaltés de i84o, qui sejettentdans les bras de \"~ rivaux .' auriez-vous été seuls dans l.i question d'Ancone? dans l'abandon d'Ancone que j'ai reproché ici à un cabinet mêmedonl je défendais la situation, el qui a cru devoû pousaei la I03 jusqu'à l'imprudeo ra/io/t.)