SCÈNE PREÏ\IIÈRE
CASIMIR
Héros de la patrie , ombre auguste et plaintive ,
Prince, à qui les deslins veulent que je survive;
Si je leur obéis , si ma douleur se tait ,
C'est dans l'espoir vengeur dont mon cœur se repaît,
Ici bientôt, ici ton bourreau mercenaire
Doit venir de ton sang demander le salaire ;
Ce fer le lui réserve : il mourra I fût-ce aux yeux
Du cruel abreuvé d'un sang si précieux ;
Lui-même eût satisfait le premier à tes mânes.
Mais le juge des rois, le ciel, aux mains profanes,
Dans leur sang, quel qu'il soit, défend de se
tremper; Et le tonneire seul a droit de les frapper. Souffre donc...