‹ Œuvres choisies d'Alexis PironChapitre 136 sur 235 · RODOLPHE , GARDES · texte numérisé non relu

RODOLPHE , GARDES

ADÉLAÏDE , courant à Gustave.

Ah! prince infortuné! quel arrêt! qu'ai-je ouï!

( se jetant au-devant îles dardes. ) Soldats, n'avancez point! n'osez rien entreprendre Qu'après que votre maître aura daigné m'entendre; Et que ; sensible ou sourd à mes cris douloureux, Il n'ait révoqué l'ordre, ou n'en ait donné deux.

CHRISTIERiME.

Rodolphe , demeurez.

GDSTAVE.

Adieu, belle princesse.

Vous sortirez bientôt des fers où je vous laisse. Si Gustave en doutait, vous ne le verriez pas Si courageusement s'avancer au trépas .

ADÉLAÏDE

Eh ! pourquoi voulez -vous renoncer à la vie ! Fléchissez.' Léonor , moi, tout vous y convie.

[tombant aux pieds de Chrislierne. ) Serez-vous sans pitié , Seigneur? et ne peut-on...?

GUSTAVE

Adélaïde aux pieds du bourreau de Sténon!

CHRISTIERNE. [dame.

Que direz-vous pour lui ? Vous l'entendez , ma-

ADÉLAÏDE

Par tout ce qui jamais eut pouvoir sur votre âme , Plaignez mon infortune; et daignez m'écouter.

CHBISTIERNE.

Rien ne me plairait tant que de vous contenter. C'est de vous seule ici que dépend ma clémence. Sa grâce est aux autels.

ADÉLAÏDE , bas.

Eloignez sa présence.

cnRiSTiERNE , à Rodolphe.

Qu'on le mène où j'ai dit ; mais en le gardant bien , Que, jusqu'à nouvel ordre, ou n'exécute rien.

( à Adélaïde. ) Parlez : je vous entends.

GUSTAVE

Point de pitié cruelle.

Laissez frapper? madame , et soyez moi fidèle!

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