RODOLPHE , GARDES
ADÉLAÏDE , courant à Gustave.
Ah! prince infortuné! quel arrêt! qu'ai-je ouï!
( se jetant au-devant îles dardes. ) Soldats, n'avancez point! n'osez rien entreprendre Qu'après que votre maître aura daigné m'entendre; Et que ; sensible ou sourd à mes cris douloureux, Il n'ait révoqué l'ordre, ou n'en ait donné deux.
CHRISTIERiME.
Rodolphe , demeurez.
GDSTAVE.
Adieu, belle princesse.
Vous sortirez bientôt des fers où je vous laisse. Si Gustave en doutait, vous ne le verriez pas Si courageusement s'avancer au trépas .
ADÉLAÏDE
Eh ! pourquoi voulez -vous renoncer à la vie ! Fléchissez.' Léonor , moi, tout vous y convie.
[tombant aux pieds de Chrislierne. ) Serez-vous sans pitié , Seigneur? et ne peut-on...?
GUSTAVE
Adélaïde aux pieds du bourreau de Sténon!
CHRISTIERNE. [dame.
Que direz-vous pour lui ? Vous l'entendez , ma-
ADÉLAÏDE
Par tout ce qui jamais eut pouvoir sur votre âme , Plaignez mon infortune; et daignez m'écouter.
CHBISTIERNE.
Rien ne me plairait tant que de vous contenter. C'est de vous seule ici que dépend ma clémence. Sa grâce est aux autels.
ADÉLAÏDE , bas.
Eloignez sa présence.
cnRiSTiERNE , à Rodolphe.
Qu'on le mène où j'ai dit ; mais en le gardant bien , Que, jusqu'à nouvel ordre, ou n'exécute rien.
( à Adélaïde. ) Parlez : je vous entends.
GUSTAVE
Point de pitié cruelle.
Laissez frapper? madame , et soyez moi fidèle!