‹ Œuvres choisies d'Alexis PironChapitre 147 sur 235 · LÉONOR , GUSTAVE , ADÉLAÏDE, SOPHIE · texte numérisé non relu

LÉONOR , GUSTAVE , ADÉLAÏDE, SOPHIE

LÉONOR

Régnez, mon fils.

Nous triomphons, m.adame, eî nos maux soal finis.

ADELAÏDE

Ah! que votre salut allait coûter de larmes !

GUSTAVE

Eh ! quel prodige heureux fait cesser nos alarmer?

lÉokor. Puisse-t-il à jamais épouvanter les rois Qui sur la violence établiront leurs droits I Christierne lais.sant une faible espérance , Ou peut-être à l'amour préférant la vengeance, Partait; et de mon sang prêt à rougir les flots, Du geste et de la voix pressait les matelots. Un tumulte soudain l'intimide et l'arrêle. Tous les chefs de la llotle, el îe prince à leur tête, Les armes à la main , volant sur notre bord , Fondent sur le tillac où j'attendais la mort. Rodolphe, trop fidèle aux volontés d'un traître,

Glorieux et puni , meurt aux yeux de son maître.

Je demeure sans force aux pieds de l'inhumain. Le nouveau roi m'aborde , et me tendant la main ,

Honteux de mes liens, les détache lui-même.

« Pour prémices, dit-il, de mon pouvoir suprême,

» Madame, je vous rends à votre illustre fils.

» Que son épouse et m'aime et m'estime à ce prix.

» Allez, et de la paix soyez le premier gage.

» Mon cœur n'en goûtera de long-temps l'avantage.

» C'est pour l'y rétablir que je vais m'éloigner ;

» Et ne mettre mes soins désormais qu'à régner. »

Frédéric, à ces mots qu'un soupir accompagne,

PIttOS. T. I. *

iVIe laisse , et fait partir l;i (lotie qu'il regagne ; Tandis que sur ces bords on laniènc avec moi Le monstre dont la rage y sema tant d'efiroi.

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