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Et parmi les derniers vivans , S'il souvient de Paris encore à leurs savans, C'est du plus loin qu'il leur souvienne , Et comme il souvient ,à peu près, De la Babylone ancienne A nos l'^ourmo/ils . à nos Frèrels.
Un homme, tel alors que ceux dont les palais Formèrent de nos jours la place Vendôme; Un successeur de Bourvalais, Digne d'être son second tome ; Un de ces'messieurs, dis-je, au temps que j'entrevoi, Sur ce terrain désert , aride et pacifique, Jette les fondemans d'un château magnifique, Et trace^des jardins tels que cçux de Brunoy. A grands frais on travaille , on creuse, on fouille,
on mine :
Un pionnier rencontre , à travers les débris D'un palais de l'antique et superbe Paris, Le buste d'une femme ou mortelle , ou divine ; Mais un buste, en tous sens , d'une beautésans prix Entre les pédans du pays, Cette merveille élève un schisme.
L'un date le morceau des temps du paganisme? Et soutient hautement que c'est une Vénus :
L'autre, pour le christianisme, Dont les saintes et saints, dit il , lui sont connus ,
Le revendique, et perd haleine A s'écrier qu'en vain on prétend le duper ; Que c'est, à ne s'y pas tromper, La tête d'une Madeleine ; Qu'il y met la sienne à couper, Un autre plus tenace encore ,
"Voyant l'étoile du matin .
Que sur son front la bille arbore , Dans la langue du jour, qui n'est plus du latin. Jure qu'on exlravague , et que c'est une aurore. Le plaisant de ceci , céleste*'*,
C'est qu'un chacun raisonne juste :
Madeleine , l'Aurore, et Vénus, cette fois, INe sont qu'une, dont ils font trois ;
Car il s'agit de votre buste.