‹ Œuvres choisies d'Alexis PironChapitre 201 sur 235 · STANCES, ODES · texte numérisé non relu

STANCES, ODES

Flore, adieu, je prends la fuite ; Que ton règne était charmant !

Que ce temps a passé vite !

Qu'il reviendra lentement I

Ainsi parle à son amante.

Le tendre et léger Zéphyr :

Flore, abattue et mourante.

Le baise , et pousse un soupir.

Tiens , dit-elle au dieu volage , Pour te souvenir de moi , Du moins emporte ce gage De ta flamme et de ma foi.

Le présent fut agréable :

Ce gage était une fleur ,

Du beau couple enfant aimable,

Dernier fruit de leur ardeur.

L'enfant n'a vu qu'une aurore, Et déjà penche affaibli :

Gage, amour, tout s'évapore ; Le soir Flore est dans l'oubli.

Belle Daphné, la tendresse Veut un plus ferme lien :

Que le don de la déesse IN'e ressemblait-t-il au tien !

Ou plutôt (car l'iramortelle , Tôt ou lard, eût dû trembler) Que ne te ressemblait-elle!

Zéphyr m'eût pu ressembler.

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