‹ Œuvres choisies d'Alexis PironChapitre 35 sur 235 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

J'entends. Tout vous est bon, vienne vous importune, Pourvu que votre esprit soit en bonne fortune. A ce compte, un jaloux ne vous craindra jamais ; Et vos rivaux, monsieur, peuvent dormir eu paix. Et deux! A l'autre.

DAMIS

Hélas ! En ce moment encore.

Je revois son image ; et mon esprit l'adore. Pour la dernière fois, tu me fais soupirer , Divinité chérie! Il faut nous séparer.

Plus de commerce! Adieu. JNous rompons.

mo:jdor.

Quel dommage !

L'union était belle. Et que répond l'image?

DAMIS

De mon cœur attendri pour jamais elle sort ,

Et fait place à l'objet dont nous parlions d'abord.

MONDOR

D'un poste mal acquis l'équité la dépose.

Et rien , avec raison, fait place à quelque chose.

DAMlS.

Que celle-ci, Mondor, a de grâce et d'esprit!

MONDOR

C'est qu'elle aime les vers; et cela vous suiBt.

DAMIS

C'est que... cest qu'elle en fait des mieux tournés du monde.

MONDOR. [conde

Pour moi, ce qui m'en plaît, c'est la source fé- Où nous allons puiser désormais les ducats.

lOO LA MEÏROMANIE.

DAMIS

Les ducats ?

MONDOn.

C'est (le quoi vous faites peu de cas. L'uu de nous deux a tort; mais qu'à cela ne tienne : Aura tort qui voudra, pourvu que l'argent vienne.

DAMlS .

Enfin tu conçois donc qu'on en saura gagner?

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