ACTE II, SCÈNE VIII
J'entends. Tout vous est bon, vienne vous importune, Pourvu que votre esprit soit en bonne fortune. A ce compte, un jaloux ne vous craindra jamais ; Et vos rivaux, monsieur, peuvent dormir eu paix. Et deux! A l'autre.
DAMIS
Hélas ! En ce moment encore.
Je revois son image ; et mon esprit l'adore. Pour la dernière fois, tu me fais soupirer , Divinité chérie! Il faut nous séparer.
Plus de commerce! Adieu. JNous rompons.
mo:jdor.
Quel dommage !
L'union était belle. Et que répond l'image?
DAMIS
De mon cœur attendri pour jamais elle sort ,
Et fait place à l'objet dont nous parlions d'abord.
MONDOR
D'un poste mal acquis l'équité la dépose.
Et rien , avec raison, fait place à quelque chose.
DAMlS.
Que celle-ci, Mondor, a de grâce et d'esprit!
MONDOR
C'est qu'elle aime les vers; et cela vous suiBt.
DAMIS
C'est que... cest qu'elle en fait des mieux tournés du monde.
MONDOR. [conde
Pour moi, ce qui m'en plaît, c'est la source fé- Où nous allons puiser désormais les ducats.
lOO LA MEÏROMANIE.
DAMIS
Les ducats ?
MONDOn.
C'est (le quoi vous faites peu de cas. L'uu de nous deux a tort; mais qu'à cela ne tienne : Aura tort qui voudra, pourvu que l'argent vienne.
DAMlS .
Enfin tu conçois donc qu'on en saura gagner?