SCÈNE PREMIÈRE
Je ne me connaisplus aux transports qui m'agitent. En tous lieux, sans dessein, mes |)as se précipitent. Le noir ])ressentiment , le repentir , l'effroi , Les présa;;es fâcheux volent autour de moi. Je ne suis plus le même enfui depuis deux heures. Ma pièce auparavant me semblait des meilleures : Maintenant je n'y vois que d'horribles défauts, Du faible, du clinquant, de l'obscur et du faux. Delà , plus d'une image annonçant l'infamie : La critique éveillée, une loge endormie; Le reste de faligue et d'ennui harassé , Le souffleur étourdi , l'acteur embarrassé , Le théâtre distrait, le parterre en balance. Tantôt bruyant, tantôt dans un profond silence; Mille autres visions , qui toutes dans mon cœur ' Font naître également le trouble et la terreur.
( regardant à sa morille. ) Voici l'heure fatale où l'arrêt se prononce ! Je sèche. Je me meurs. Quel métier! J'y renonce.