ACTE V, SCÈNE II. l
(^)ueJque flatteur que soit l'honneur que je pour- Est-ce un équivalent à l'angoisse où je suis ! [ suis. Il n'est force, courage, ardeur qui n'y succombe. Car enûn, c'en est fait, je péris si je tombe. Où uie cacher ! Où fuir , Et par où désarmer L'honnête oncle qui vient pour me faire enfermer? Quelle égide opposer aux traits de la satire? Comment paraîtreauxyeux de celle à qui j'aspire? De quel front, à quel titre , oserais je m'olTrir? Moi , misérable auteur qu'on viendrait de flétrir î (après quelques motnens de silence cl d^ agitation.) ;\Iais mon incertitude est mon plus grand supplice. Je supporterai tout , pourvu qu'elle unisse, [cours Chaque instant qui s'écoule, empoisonnant son Abrège au moins d'un an le nombre de mes jours.