DÉCRET
« La seconde année (2) de Lucius Livius Auguste Snlpicius Galba, empereur, le 1*' de phaopbi, Julie Augtute (3), Tiberius Julius Alexandre dit:
(1) J*ai conservé dans ce texte, comme dans le précédent, Torthographe de Toriginal.
(2) Galba est monté sur le trône, le 9 juin de l'an 68, de notre ère; il ne régnait donc que depuis trois mois et demi environ lorsque ce décret a été rendu. Cependant la date exprime la deuxième année de son règne ; c'est que, selon Tusage égyptien, l'intervalle de deux mois vingt jours écoulés, entre le 9 juin et le 29 août, ou I"' thot, qui commençait Tannée alexandrine, fut compté comme la première année du règne de Oalba. C'est ce que j*ai déjà expliqué dans le Journal des Savants (mai 1821) et dans l'ouvrage (p. 167) cité plus haut (p. 535).
(3) Jour éponyme de Livie, femme d* Auguste; voyez le Journal des Savants, 1821, p. 308-310.
5iO DKUX INSCRIPTIONS GRECQUES
4. TaoTi^iJLaTi TiQv icdXiv àiîo^aûouffav tûv eùgpycawov, &; l^ei irxpà Tâv
Ssêaarcov, xal toO tt?|v AtY^ït^ov, èv eOoTaôtCa 8idyou«av, eùOua<i>; ôiïYjpETsiv rÇ T8 6Û6r,vCa xal Tpwjuyto
5. TYi TÛv vuv xaipûv eôSaipiovCa, [n?| papuvojiivYjv xatvaîç xal àôCxoi^
slairpàÇeat • o^eSôv 8s iÇ o5 tî}; Tcôlewç iTcéêYjv, xaTa6o(u[jL€vo; 6it<5 TÛV èvTuyj^avdvTwv, xal xaT* dXCyou; xal xa
6. Ta ir^.TiÔY), TÛV Te âvSdSe eôc^rTQpLovecïTdtTwv xal tûv ycwpyoûvTwv r^^y
j^ûpav |A.8[jLcpojjL£vcn)v Tàç lyyiOTa yevojjiévaç sinripeCaç, où SU^itcov p.6v xaTà TYjv ë|x.auTOu Sijva[jLiv Ta èiceCyovTa
7. 67cavop6ouji.£vo<; • l'va 8è £06u|jL<5Ttpoi TcivTa èXicCl^YjTe, icapà toO iict-
^dpit^avToç yî|x.etv ItX acoTYjpCa toO TravTÔç dvBpûiccov yévouc cOspyéTou SsêaffToO aÙTOxpàTopoç ri>.6a, Ti Te Tcpdç ffwnrjpCav
8. xal Ta irpdç àic(5).au5tv • xal yivûffxiriTe Sxf. IçpdvTwa tûv icpôc TT?iv ôji-e-
Tépav ^OT^Beiav Vîx6vtii>V| icpoéypa^^a dvayxaCci); 'icepl éxivrou tûv ëiciÇY]Tou{JLév(i>v, éiaa l^eoTÎ {At>i xpeC
9. veiv xal iroieTv * Ta 8è jxeC^jova, xal 8e(5{i.eva Tf^ç tou aOToxpdTopoc Suvd-
[i.£ti)<; xal |i.eya).ei6TTjToç, aÔTÛ 8-y)Xû9(i> [UTà irdaTjç d^rjOeCa^, tûv Beûv Ta^ieu<7a|x.év(i>v elç toOtov tôv
<c Comme je mets tous mes soins à ce que )a ville (1), continuant à jouir des bienfaits qu'elle tient des Augustes, demeure dans l'état qui convient, et à ce que l'Egypte, au [sein de la tranquillité et de la paix, concoure avec zèle à la prospérité, à la félicité trois fois très-grande des temps actuels, n'étaRt point grevée de charges nouvelles et injustes ;
« D'autre part, comme je me suis vu assiégé, presque en mettant le pied dans la ville, de réclamations nombreuses qui m'étaient adressées, soit isolément, soit en corps (2), par les gens les plus distingués du pays, et par les cultivateurs, lesquels se plaignaient tous des vexations qu'on leur avait fait subir récemment;
« Je n'ai pas cessé de redresser, autant qu'il était en mon pouvoir, les abus dont la répression était urgente.
c< Mais afin que, prenant désormais plus de confiance, vous conceviez le juste espoir d'obtenir du bienfaiteur Auguste, empereur. Galba (qui brille à nos yeux ppur le salut du genre humain), tout ce qui tient à votre sûreté et aux jouissances de la vie, et afin que vous connaissiez tonte ma sollicitude pour ce qui peut vous être utile, j'ai pris des arrêtés formels relativement aux objets de vos demandes sur lesquels il m'est permis de prononcer et d'agir. Quant à ceux d'une importance plus grande, dont la décision ne saurait émaner que de la puissance et de la majesté de l'empereur, je les lui ferai connaître en toute vérité, les dieux ayant pour ce temps très-saint, jusqu'à ce jour, réservé à la terre le repos et la sécurité (c).
(1) Alexandrie.
(2) Ces expressions ne rendent pas bien le grec, mais je n'en troore pat d^autres.
10. UpwTaTOv xaipôv ttjv tî); olxou|i.évTfi; àacpà).etav. Èyvwv yàp ^pô ::avTÔ;
sOXoywTdlTiriv oS^av tiqv IvtcuÇiv ô|t(5v (i), ôicàp to-j |jly| àxovTa;
àvôpwirou; si; Te'XwveCa; "5^ SX li. la; |JLi(j8w(j£i; oOataxàç, irapà TÔ xoivôv l6o; (c) tûv âicapp^eiûv,itpôçp£av
àyeaGai • xal é^Ti oùx d).[(Y](i)[(;] (2) ï^loL^t Ta wpàYjx-aTa tô 'îco>.).oO;,
àiTEtpou; 5vTaç tî}; Totaù
12. Ttjç TCpayi^ateCa;, à^^ÔTjvai jut' àvàyxïjç, âTCiôXTQÔivTcuv aOtotç tûv t»-
lûv • SwSicgp, xal'aOTÔç oCxt i^jyaydv Ttva èç TglwvtCav -î^ |jL£a6(i)^tv,
OÔTg àÇci), [e]l8(!j[ç] TOUTO
13. oujxçépstv xal TaX; xuptaxat; 4^<poi< tô [leTà icpoôujjiCa; £x(5vTa<; icpay-
|i.aT8ÛBo6at Toù; SuvaTOÛç* iïéiC8tff[i.ai 8i iiTioùô' elç tô jjiéXlovàxovTà; Ti; â^ei TsXeltvac
14. ^ pLi9Ô(i)Tiç ' à)w).à ÔiajxioOcuaei Totç poulo[jLévoi( gxoudCo); irpoép^saBai,
|ia>.).ov Ti?)v Twv lupOTépwv âicdlpj^cov alcuviov ffuvt^Seiav cpyAàaacov , -fi v^yf icpïJaxaipdv Ttvo; àSixCav
15. (iei|x.ir)<7à[jLevoç. ÉiceiSr, Ivioi, icpocpàasi w; 8y}|x.ooCci)v, xal dH^Tpia
8dveia icapap^cdpoOjuvoi, tXç te icpaxtdpeidv Twaç icapiSooav xal de à>.ldtç f u>.axà;, &<; xal Si' aÙTÔ touto
Article premier. — « J'ai reconnu avant tout comme très-fondée votre demande tendant à ce que personne ne soit forcé, contre l'usage général des provinces, de prendre malgré soi la ferme des impôts (3) ou d'autres propriétés publiques. J'ai reconnu aussi qu'on avait singulièrement nui aux affaires, en obligeant beaucoup de particuliers, sans expérience' dans ce genre d'opérations, d'y entrer malgré eux, en les chargeant du paiement des impôts.
f< C'est pourquoi je n'ai pour ma part forcé ni ne forcerai personne de se charger, soit de la ferme d'un impôt, soit de toute autre ferme, sachant combien il est utile aux intérêts du fisc que ce genre d'affaires soit entrepris de plein gré, avec empressement môme, par ceux qui en ont les moyens : mais de plus, je suis persuadé qu'à l'avenir aucun [préfet] ne contraindra personne à se faire publicain ou fermier ; qu'au contraire, tous tiendront à n'affermer qu'à ceux qui se présenteront volontiers et de leur propre mouvement, et qu'ils aimeront mieux se conformer à l'habitude constante et invariable des précédents préfets, que d'imiter l'injustice momentanée de quelqu'un d'entre eux.
Art. 2. ■— « Considérant que plusieurs, s'étant fait concéder des créances étrangères, ont, sous prétexte de dette envers le fisc, traduit des particuliers dans le practorium ou dans d'autres maisons d'arrêt, que, par cela même, j'ai jugé à propos d'abolir (4) ;
(1) Peyron, 101, 59 (c).
(2) èXfyov. - Diod. Sic. I, 27, 75 (o).
(3) Douanes, Reynier, 232 (c).
(4) Peut^ire : que J'ai su avoir été établies uniquement à cet effet.
16. ?Y^(«)v àvatpsQeCaa; • Iva otl irpà^siç tûv SavsCcov èxTcÔv Owapj^dvTwv ûoi,
xal ji.i?| èx TÔv a(ii[AdTCi>v, âic6[i.evoç tÇ toO Ôsou SeêaaroO ^ouXT^act, xe^Euci) [jLTjSéva tt) tûv SYjjjioaCwv Tipocpà
17. OEi icapa}^ù)peta6ai nap^ à).^(iiv 8dveia & ir^ aÙTÔç è^ ^PX"*)^ èôaveiaev,
jxYjS' 6^0»; xatax>.cC8c6aC Tivac tXeuÔépouç elç «pu>.axT?|v T^vrivouv, et ji.*^ xaxoupvov, [i.Yj8' elç tô icpax
18. TÔpetov, ?Ç(i) Twv dcpei)»(5vTt»)v fl< tov xupiaxôv ^(Syov • Iva 8è |i.Y)SapL60ev
papùvYi Ta; wpô; à^^T^^^ou^ auva^Xayàç tô tûv 8iQ|i.oaC(i)v 5vo|i.x,
[JLYjôè ffUvéj^Wai TYJV XOtWjV TCWTIV,
19. ol tÇ tcpwTOirpaÇCa irpô; & |jlt?| 8eT xaca^pt^p-evoi, xal icepl TaÛT»)^
àvayxaCti); icpoéypot'i'* ' èSrjXcaST) yào [toi TroA^axtç 6!ti -^Syj Tivè;, xal ôicoOiqxa; èiceCpa^rav à^eXio6ai vo{JLC|jt.(i>c
20. yeYoviiCa;, xal àTro8e8o|jLéva Sdvcta icapà tûv àico>.aêdvT<i>v àvaitpiaGstv
itpdç ^(av, xal dbyopaajxoîiç àvaSi^ou; icoutv, à-reomcôvreç xà xnj- {laTa TÛV (t>vT)oa[iévci>v, cl)ç
21. mjji6e6>.Yjx6TtiJv Tidlv àva6o)wt,xà el^Tj^dai èx toO çCoxou, -ï^ orpaTY^y^^*»
^ iïpaY|i.aTixoïc» ^ SXkoi^ tûv icpo<Jt»)<pgt).Y)x<5T<â>v tû 8y)[jlo<7((i> "kàyta • xt^eOb) o5v, j^oTi; 3iv èv0dl8s,
« Afin que les actions pour dettes atteignent les biens^ non les personnes, conformément à la volonté dn divin Auguste, j'ordonne que nul [employé public] ne se fera concéder, sous prétexte de l'intérêt du fisc, des créances de sommes qu'il n'aurait pas lui-même prêtées dès Torigine, et je défends que, sous aucun motif, on incarcère des pei*sonnes libres dans une prison quelconque, à moins que ce ne soient des malfaiteurs, ou dans le practorium, excepté les débiteurs du fisc;
« Et afin que le prétexte de dette envers le fisc ne puisse servir à gêner et à troubler les transactions entre particuliers, et que nul ne puisse troubler la foi publique (c) en faisant valoir abusivement le titre de dette privilégiée pour des affaires où le privilège ne saurait avoir lieu, j'ai pris également un arrêté formel à l'égard de ce privilège.
Art. III. — f< Car plusieurs fois on m'a fait voir que déjà certaines gens ont tenté d'annuler des hypothèques fondées légalement, d'enlever de force à des créanciers l'argent qu'ils avaient reçu de leurs débiteurs, et d'annuler des marchés, en dépouillant les acquéreurs de leurs biens, sous prétexte qu'ils avaient contracté avec des personnes, soit stratèges, soit employés dans Tadmimstration des finances, soit tous autres, qui, ayant obtenu des délais, étaient reliquataires envers le fisc.
u J'ordonne en conséquence à quiconque fait ici fonction de procureur de César ou d'économe, s'il a des soupçons sur quelqu'un des employés publics, d'engager le nom de cet individu, ou de défendre de contracter avec lui, ou de retenir dans le tabularium les deux tiers de ses biens, comme caution du reliquat de sa dette. Après cela, si quelqu'un des susdits employés dont le nom n'est point engagé ni les biens n'ont souffert aucune retenue^ a prêté sur hypothèque légale, ou est parvenu à rentrer
22. è7cC<xxoiroç toO xupCou, tj oIxov<J|jloç, Oiïoircdv Ttvafj^Yi tûv èv Toîç8t|[i.o-
ïv[a jJLYlSfijl; TW TOIOÙTW 0U|l.6d^XTQ,
23. lii B' (c) (1) jxipti TÛV t5içap)^6vTt»)v aOtou xaxij^eiv èv Totç âv^jjLO^Coi;
Ypx|x.|x.aTo^uXaxCoi<, 7cpooofeCXir){JLa. Éàv 8é ti(, p^Te <{v(Sp.aTo; xaTeoj^îjpLévou, jin^Tt ÛTCàpj^dvrwv xpa-
24. tou[i.éva)v, 8zv{9T| vo^iCpLoiç, XaGcov u^to^xy^v , '?| ^diov^ A iSivetoev
xo|A.Caaff6xi, -îi xal àvi^cniTxC ti, |n?| xaTC}^o{i.ivou toO dv(S[taTOç, |jLTj8è Tou ôicdtpp^ovTo;, oOSèv icpayjia ?Çet •
25. Tàc pièv yÀp upoixa; d^).OTpCa( ou^a; xal oO tûv ei^Y)^(STa>v àvSpûv, xxl
6 6côc SeêaoTÔ; èxéAeuaev, xal ot £icap^oi, èx tou çCoxou TaXç yuvai^l dicoSCSooOai, J)v ^s6a(av 8u
26. TT,v irpwTOicpaÇCav çu>.àaociv. ÉvjtcO^^Otjv 8è xaliceplTÛv àTcXtiûv xal
xouçote).ci(5v, èv aie èorlv xal Ta icpoooSixà, d^ioùvTCiiv aÙTà; 9U- ).a;^O^vai, (î>( 6 Oeôç KXaOSio;
27. iypa^ev llots^zà^Ltà dico^ùwv, xaD^eydvTwv S^Tepov xaTaxexpCoBat Ta ùt:6
ISicuTÛv tcpa^^^OévTa, èv tû [iiiaco^pdvb), [jLeTàTà 4»^dxxov xxTaxpeivai, xal lïpd ToO TÔv 6e6v
28. KXa08iov duoXOaai ' ÉttcI o5v xal BdXSiX^oc xal OÔYjaTetvoc TauTx dici-
Xuaav, d|x.^OTip(i>v tûv èTïdp^aiv èiïixpC|x.aTa (pu^do^uv (2), xal èxcCvciiv xa'r)r)Xo).ouOir)x6Ta>v x^
dans ses fonds, ou enfin achète une propriété, son nom n*étant point engagé ni son bien retenu, on ne pourra i*inquiéter en rien.
Art. IV. — « Quant aux dots, comme elles ne sont point la propriété des maris qui les ont reçues, le divin Auguste et les préfets ont ordonné qu'elles fussent rendues par le fisc aux femmes ; car il faut conserver intact leur privilège dotal.
Art. y. — « Relativement aux exemptions et aux diminutions d'impôts, dans lesquelles sont compris aussi les impôts en nature, j'ai reçu des réclamations de particuliers qui demandent qu'elles soient maintenues sur le pied fixé par le divin Claude dans la lettre qu'il écrivit à Postumus pour qu'on fît remise [des dettes antérieures] ; ils se plaignent que, postérieurement à cette lettre, on a infirmé des transactions faites par des particuliers dans Tintervalle de temps qui sépare Tépoque des condamnations prononcées par Flaccus à ce sujet, de celles des remises accordées par le ^vin Claude. En conséquence, comme Balbillus et Vestinus ont eflfectué les remises dont il s'agit, je veux maintenir les décisions de ces deux préfets, qui, eux-mêmes n'ont^fait que mettre à exécution la volonté bienfaisante du divin Claude ; en sorte que je remets toutes les sommes qui n'auraient point été payées par les débiteui*s du fisc ; bien entendu
(1) Un habile critique propose de lire i) p (Upt), leçon dont j'adopte le sens.
(2) La syntaxe exigerait fvXdatf».
29. Tou 6eou K).au8Cou ^^apiTt, âore d'JcoXe).0a8ai xà [i.Y)Sétc(i> è^ aOTÛv
sloicpa/^ôévTa, S-rj^^ovàtielç tô Ioittôv nQpoujiévYjç auToXç àfe^eCa^xal xou «potelé (a;. Tirèp 8è
30. TÔv èx ToO Kaî^apoç Idyou irpaj^ôévTwv èv tû |jLé(j(j> XP^'^H*» ^*P^ ^"^
ex(p(5pia xaTSXpCÔY), wç Ouï^^eivo; èxéXeuaev xà xaOtJxovTa Te>.eî(j8ai, xal au
31. tô; ï(mr) |ii à'KoXtkiix.ùi^ ta }iY)8éic(i) elffirpaj^ôévta, xal icpô; tô [JiéHov
/ ji.évetv autà licl Tot; xaÔT^xouai • àStxov ydp èortv toO; <ivY)ffa|i£vou< xt4
32. |JiaTa xal T'.jxàç aÔTÛv àwoSdvxa;, oï; 8Y)|JLoaCou; yewpyoO; excpdpta àitcur
TeiaOat tû? iSCwv èSacpwv • àxdAouBov 8£ èortv Taî; twv Seêaorwv
33. X^P^^*"» **^ "^^ '^^^^ èvyevet; AXeÇav8peî<; xal h rÇ x*^pa (c) 8ià çt).6p-
yCav (c) xaTOixouvtaç [e]l[ç] jJL[TQ8e]|iCav [tûv ).ei]TOu[pyicï)v )^(i)pixc5v (c) àyeffôai].
34. IloXldxtç [i.èv âiceÇïjTYiffaTe , x* aÔTÔç 8à çuAdçffw, &(jxz \Lr\^hcL tûv
èvyevûv A>.eÇav8pé(»)v elç XeiToupyCa; p^copixà; àyeaÔai. MeAi^vei 8é
35. U.01 xal Ta; orpaririyCa; |i.eTà 8taXoywjjLÔv icpô; TpierCav èvj^eipCÇeiv toi;
xaTaoTaÔY]ao{xivoi;. Ka6(S).ou 8è xeleuco 6(Tdxi; Inapp^o; èic' aÙTÔv à)^6évta fç9a
que je conserve pour ravenir [sur le même pied] les exemptions et diminutions d'impôts.
Art. YI. — « Quant aux terres vendues par le fisc à des particuliers, dans rintervalle de temps ci-dessus indiqué, et qu*on avait frappées de redevances ; comme Vestinus a ordonné qu'on ne paierait au trésor que ce qui serait prescrit par la loi, je prononce aussi la dispense de payer ce qui reste à percevoir de la part du fisc, et je veux qu*à l'avenir les droits demeurent fixés comme ils doivent Têtre ; car il est injuste que ceux qui, ayant acheté des biens (c), en ont payé le prix de leurs deniers, soient traités comme des agriculteurs tenant à fierme des biens du trésor, et qu'on exige des redevances de celles qui leur appartiennent en toute propriété.
Art. vu. — u C'est également une conséquence des bienfaits accordés par les Augustes, que les Alexandrins natifs qui habitent la campagne par goût des travaux [agricoles] ne soient assujettis à aucune autre charge que celles des habitants de la ville (1). Vous avez (2) souvent réclamé, et moi-même je veille avec soin (c), pour que les Alexandrins natifs fussent exempts des charges imposées aux habitants du pays.
Art. VIII. — » J'aurai soin également de ne conférer que pour trois ans la place de stratège et après avoir demandé compte de la gestion précédente : mais toutes les fois qu*un [stratège] cité par-devant un préfet aura été renvoyé de la plainte, on ne pourra le citer une seconde fois ; et
(1) Alexandrie.
(2) Ici le préfet s'adresse aux Alexandrins eux-mêmes.
36. <56v xpeCvaç àico).0<5ai, [/.TixIti tlç 8ia).0Yi(î[JLdv àyedOoti. Éàv 8è xal 8i5o
Iwapp^oi TÔ auTÔ irÊ<ppovir)X(5Tcç cLfji, xal xo).a(ïTéo; è<rrlv 6 âY^^oyion?); ô Ta aOTà si; 8iaÀ0Yia[jLÔv
37. i[Y]wv, [xa]l |jLïj8èv àXko tcovcÔv, tîT.'^v àpYupw|i.oG icpdcpadtv x(XTa).eCicwv
£autt5 xal toiç àXXotç irpaYpi.aTtxoX;. IloX^ol o5v n^Çtwffav IxarriYat ji-aXlov TÛv iSCwv XTYjjiiiTwv, tbç
38. it).eiov T»i; TiiJiïi; aÙTwv àvTjXwxdte;, 8tà td xa6' ïxadtov 8ia).0Yi<J|iôv Ta
aÛTa irpdY|/.aTa sic xpCitv ây^^^^^ ' '^^ ^* *'^'f^ ^*^ ''^^P^ '^^"^ ^"^ ^^^*i* )»(5Y<}) îfpaY[i.dT(i)v àYOfi-évwv t(jTYj|jLi, ô^
39. Ts eî Ti xptOèv àiî6).ù97) •?! àico^^uÔT^ceTai ôicô toO icpô; tw l8C(j) \6yiô
TCTaYp.évou, |jlyix£ti èÇetvai toOtgi tl^crfyiXkiv^ xaTY)Y<5pw JJ^"')^^ ^U xpCatv àY5<j6ai, ^ 6 toOto irotif^caç àicapatT/^
40. Tw; Çï) [jLiti)6if^aeTai • o08èv yàp Jffrat itépaç twv auxoçpavTYj|i(iT<»)v, èàv
Ta àiro).£lu{jL£va àYiQTat, Ewç tv; aÙTà xaTaxpCvY). fl87) 8è TTicïtô^ewç 0)^88ÔV àoiXT^TOU Y^'^^^F"'^^"')?» S^°^ "^^ 4i. ic^'ïiBo; TÛv ^uxoçpavTÛv, xal icàoYjç olxCa; cuvTapaffcro|i.£vY);, àvaYxaCw; xeXei^o), èàv [/.év ti; twv Iv l8C(i) 16yw xaTTjYopwv, <t)ç iTépco œuvy^y^pûv, elcdY^ ôirdôeaiv, irapCaTaffOai ôiî*
quand deux préfets auront été du même avis [sur la gestiou d'un stratège], il faudra punir le receveur des finances qui, en Tobligeant à rendre encore une fois ses comptes sur le môme objet, n*a pu avoir d'autre but que de se ménager, pour lui-même et pour les autres employés du fisc, un moyen de gagner de l'argent. Aussi beaucoup [de stratèges] onUils demandé de préférence l'expropriation de leurs biens, disant qu'ils avaient dépensé au-delà de la valeur de ces biens, parce qu'à chaque fois qu'ils rendaient leurs comptes, on intentait un nouveau procès sur les points déjà décidés.
Art. IX. — « Appliquant la même disposition aux affaires du domaine privé, j'arrête que si, en vertu d'une sentence des juges, le préposé au domaine privé a prononcé ou est sur le point de prononcer la libération d'une dette fiscale, il ne lui sera plus désormais permis de se porter accusateur ou d'intenter une poursuite juridique [pour le même objet] ; celui qui agira ainsi sera puni [d'une amende] sans rémission : car il n'y aura jamais de terme aux délations, si les affaires décidées favorablement sont renvoyées continuellement à la justice, jusqu'à ce qu'il se trouve quelqu'un pour prononcer une décision défavorable.
Art. X. — « La ville ayant été déjà rendue presque déserte, et toutes les familles ayant été plongées dans le trouble et le désordre par la multitude des délateurs, j'ordonne expressément que si quelque employé du domaine privé, se portant accusateur au nom d'une tierce personne, intente un procès, il doit faire comparaître aussi cette personne, afin qu'elle ne puisse rester à l'abri des suites de la procédure. Que si, ayant en son propre nom intenté trois procès, il ne prouve pas [une des accusations sur trois], il lui sera défendu désormais d'accuser personne, et de plus, la
42. aÔToO TÔv Tz^oddyytCkcLyfza, ïva ii.Y)8è ixetvoç ixCvS'jvoç -Ç • âàv Se ISCw
dv6[JLaTi xatevEyxàv Tpetç 6wo0é«i;, jn?| àicoSeCÇtj, jjLtjxéTi âÇeîvai aÙTÛ xaTYjYopÊiv, à\^à td -^[i-wu aOtou
43. TÎiç oùcCa; àva\a|JL6dvea0ai • àSixtoTatov y^p ^^'^'' icoXXoi; iTzàyo^tx
xivSijvquç 6wàp oôaiûv xal T?i; èTC'.TtjiCaç aÙTÔv StaicavTÔç àveiiBuvov elvai. Kal xa6d\ou 8è [3ia
44. KiJkzÙGo\t.(Xi TÔv ^'Vft5[jL0va Tou i8Cou "X^you icàvTa Ta xaivoicoiYjOévra
-ïtapà tàç TÔV 21*6a(rr(jv yàpiTa; èTcavopÔôaai, [Tcepl wv] 'ïrpOYpi4"^ [àva-^ocaCco;. HSt) 8è xal to'jç èjjLol è
45. v] 6ei^8évTa< (juxoçàvra;, <î»; f6et, iTtjjLtjpTQ^àjjLTrjv. Oùx à-j'vowv 8' 6ti
icoX>.iriv icp(5voiav Tcoiet^Be xal toO tt^jv AïyuitTov iv eôaTaOsCa [5ta]ii[éveiv], èÇ i?j< [icoWàç xal [iLcyd^a;]
46. j^optJYta; ^X^'fs, Sgol oîdv tê -^jv èTrrjvwpScoadtjJLTjV. Èv£tu)^ov y^p [^oi itoX-
Xàxiç ol xa6' ô'Xyjv ti?)v ^(opav yswpyouvTe; xal èSi^XoiGav 5ti ico\>.à xaivcoç xaTexpCdt)
47. [xal {i^y]à\a TeXéajiaTa aiTtxà xal àpyupixà, xal oùx i^dv Totc ^ou\o-
[lévoïc cO^epûi; xa6o\ix6v ti xaivC^^siv * TauTa 8è xal Ta ToiauTa xa- TaxpeCjtaTa oOx iicl tt^jv Bi^êatôa a(5v['ir)v
48. o0]8g ItcI toù; Tcd^^w vo[i.oOç Tfjç xà-cw "/é^a^, iXkà xal Ta itpoiateia
rr[i 'Kà'kttùi l(fboLGtWj Ti^v T€ A).E^av8pé(i)v xa\o*jtiévY)v ^copav xal tôv MapewTYjv, [xeXeiiw ouv •
moitié de son bien sera confisquée ; car il est de toute injustice que celui qui met en péril la fortune et Thonnenr d^une multitude de personnes, n*ait lui-môme aucune poursuite à redouter. Aussi j^ordonnerai expressément à rinspecteur du domaine privé de faire cesser, conformément au décret formel que je me propose de rendre à ce sujet, toute innovation contraire aux grâbes accordées par les Augustes ; mais [en attendant], j*ai déjà plusieurs fois puni, comme il convenait de le faire, les délateurs qui m'ont été dénoncés.
Art. XI. — « D'ailleurs, n'ignorant pas que vous mettez (I) une grande sollicitude à ce que TÉgypte reste dans cet état prospère qui est pour vous la cause de tant et de si grandes ressources, je me ^uis attaché à redresser autant d'abus qnll m'a été possible.
« Car bien souvent les cultivateurs, dans toute l'étendue du pays, ont réclamé auprès de moi et m*ont fait voir qu'on les avait condamnés à payer de nombreuses et fortes contributions jusqu'alors inconnues, tant en blé qu'en argent ; quoiqu*il ne soit pas permis à qui bon semble, d'imposer ainsi, de sa propre autorité, des charges toutes nouvelles : or, de tels actes arbitraires ont eu lieu, non-seulement dans la Thébalde et dans les nomes de la basse Egypte éloignés [d'Alexandrie] ^ mais mémd dans les environs de la ville, savoir, dans ce qu'on appelle le pays Akx* andrin et le nome Maréotique, J'ordonne en conséquence aux stratèges
(1) Il s'agit enoore ici des Alexandrins.
49. o]îç[x[aT[à] vojiLov arpaTTjYoT^, Iva, ei Tiva xatvwç rri fy^iora itcv-îaeTia
Ta [JLi?| irpdTÊpov *reXoù[JLîva xaOo^ixto; "î^ w),yj6vxù);, vojmuv -5^ T07ca[pj^iwv, àSiXTrjBévTwv (c), xœt]
50. txpCÔt^, tauTa elç ti?|v TcpoTépav TàÇiv àiroxaTa^m^apaiv, tcapivTc; aôtôv
Tif)v àicaCtTr^aiv, x»l iitl tôv SiaXoywfi^ôv à^Ôivta âx twv [toioutwv à'Kok\j<50L\, xpCvco (c).
51. Èx<5^]atfx 8' ÏT». xal itpdtEpov xal t^iv à[jL£Tpov èÇou<jCav twv iY^oyt«Twv,
6ià ta irdvTotç aÙTÔv xaTaêoav êitl tû icapaypiçêiv aOrou; itT.etaTà- [xvçicapà t6 (g)... (i)
52. ...8éo]v (c) iÇ o5 auvéêawev aOtoùç jièv àpyupCïtaÔai, tt?iv Sa Aïywiïfov
àvioraTOv yeCveaôaf xal vuvtoiç aOtoiç icapaYY^^^*^ [t'oSèv iÇojjLoCw- ^ (2) [xa (c)
53. pa]Yp4çeiv i^l^J^xl**!] ^^^"^ '^'' (^) "^V x*ô<5\ou, yjtif^i toO xpetvav tôv
ïicapj^ov. Kc^eub) 8è xal Tot< orparriYOïç [jLirjSèv icapà èYloyiorûv ji.»- TaXa|jL6dlvEiv X!^f>\ç ô[ico8é
54. 9e(k)]; (g) i7cdp}^ou. Kal ol à^Xoi 8è icpayfJLaTvxol, èâv ti eOpeôû^i dfeuSè; ^
icapà t6 8<ov irapaytypaç^Teç, xal Tot; iSuoTai; àico8(uaou(;iv ô'(70v iwYjn^ôiritfav, xal to[toOtov
dans chaque nome, qne si, durant les cinq années qui viennent de s'écouler, il a été établi arbitrairement, au préjudice des nomes ou des toparchies, des droits, soit généraux, soit locaux et partiels, qui n'avaient jamais été payés 'auparavant, ils aient à rétablir les choses sur l'ancien pied, en renonçant à la perception de ces nouveaux droits, et, quant à moi, je n'accorderai point libération de [compte à ceux qui, appelés à rendre compte de leur gestion, seraient accusés de ce genre de malversation.
Aat. XII. — « J'ai déjà auparavant réprimé le pouvoir exorbitant des receveurs des finances, parce que tout le monde réclamait fortement
contre ce qui leur a procuré les moyens de s^en*
richir en ruinant l'Egypte ; et maintenant encore, je leur défends de
dans aucun cas, à moins que le préfet ne l'ait
trouvé bon. Je défends également aux stratèges de rien recevoir des receveurs des finances, sans le consentement du préfet.
(1) Je renonce aux restitutions que j'avais proposées pour la fin de cette ligne et de la suivante, et je laisse à de plus habiles le soin de trouver une conjecture meilleure que les quatre oU cinq différentes qui me sont venues à Tesprit. La difficulté de tous ces passages tient au sens de napotyp^?*^^ q^^ j^ n'entends pas bien. [Cette note parait devoir disparaître, à raison des corrections indiquées. Sur le sens de vapay^df ctv, nons trouvons des renvois à Diod. Sic. I, 232, et à Strabon, III, 98, 6. Ed.]
(2) Qu II d|M((iÂ(AaTO;. Le mot éCo|ioCt»{i^ ou 6pio{(»|ia doit désigner un duplU cuto, un double,
(3) Ou IXXoTi.
55. àicoT[C(jouai[v e]lç zà SYjjjidatov • tî^ç 8* aOTfîç xaxoxej^vCaç i^v xacl i^
^6Y0|iévir) xaxà aOvo^tv àTcaCnrjtfiç, où icpôç t^v ouaav àvd6[aTiv toO NeCXou iroTa
56. [iLo]î3, [à]).).à icpôç aOyxpwtv àp^aCaç Wpwv tivôv àva6dl«[ii)v • i':cfl]
Trjç à>.7|6e(a<; aOTtj; o06èv SoxeX 6ixai6Tepov elvai. Ba^[feîv (1) 8è Pou^6[JLtvoç elç TÔ (c) xaO' à\t\y tt?iv y^
57. «rfpav xato]ix8Îv xal TcpoOOjJLcoç y^'^pY^^'^ "^^^î àv6p(iitou;, [x£]>.[î^5(i)] 6?Tt
irp6; TÔ à>.ir)6è(; Tt^; o{5ct|ç àvaêàaewç xal rfiç Pe6p6Y[[J^év7)<; y^,ç x»Tà TT^jv àviSaviv,
58. à^V o]û wpô; auxo<pavT(av tûv xatà aiivo'^tv itapaYp«<p^'''fwv VJ àiraC-
TYjaiç S^ai. Eàv 8£ tiç èÇe^.Eyj^B-ri <J;eucd[JL[evo; toOto, elç -rd 8r,jjL
59. 6a]iov Tpiit^adiov àTto8w«t. Ocoi [JLèv yàp èçoStjBiQaav à[xo]0^avTc;
irepl àva|t£Tpt5(ï6w< t^Jç èv tÇ [À>.e]Çav8p£(i)v [x<^p» xa\oy|*irri x«l êv] (c) ■ ' ^
60. TÛ Me[v£)>]atTirj àpj^aCa; [yrfÇ eIç] -l^v o'j8£wot€ c^^otvCov xa[Trj]vé)^9r,, jt-^
[lanrjv èvo)(^)v£(a6ci)(iav', ouTt [t]1[;] To^[JLi^«[t -ïtoutoB] (c)
Art.. XIII. — «Quant aux autres employés [dans les finances], si l'on en troure qui aient fait une déclaration sur leurs registres fausse ou illégale , ils seront obligés de rendre aux particuliers tout Targent qu'ils leur auront extorqué, et d'en payer autant au trésor.
Art. XIV. — « Je regarde encore comme une de ces pratiques condamnables, ce qu'on appelle la perception synoptique, laquelle s'établit^ non pas sur la vraie inondation du Nil, mais par comparaison avec une ancienne inondation prise entre quelques autres ; tandis qu'il n'est rien de plus juste que de prendre la vérité elle-même pour base unique.
Art. XV. — « Voulant donc encourager le peuple à habiter et à cultiver avec le môme empressement toute l'étendue du pays, j'ordonne que, dé. sormais, la perception de l'impôt sera établie sur l'inondation réelle du fleuve, et d'après la quantité de terre qui aura été inondée, et ,non pas d'après la friponnerie de ceux qui
a Que si quelqu'un est convaincu de fausseté à cet égard, il paiera au trésor le triple de [ce qu'il aura marqué de trop].
Art. XVI. — Quant à ceux qui ont pris l'alarme, en ayant entendu dire qu'on allait mesurer dans le pays dit Alexandrin et dans le [nome] Ménélaîtès, l'ancienne terre, sur laquelle la chaîne de l'arpenteur n*a jamais été portée, qu'ils ne se tourmentent pas inutilement, personne n'osera exécuter cette mesure, ni même l'entreprendre, car tout ce qui a été reconnu juste, à cet égard, dès l'origine, doit subsister sur le même pied (c).
« Je prends les mêmes résolutions relativement aux augmentations d'impôt tout-à-fait nouvelles ; de manière que rien ne soit innové à cet égard.
(1) Ou bien Oap^oûvra; Se pouXoifctvoc xaO' 6Xv)v x. t. X., ou Oa^^ctv Sk pouXô|uvoc ftlç xb xaO' 6Xv|v x. t. X.
61. ai r^y àva[|jL]£TpT|(jtv, oQt£ è[iri6]t5«Tai • pilveiv vàp d(peCXe[t Ta] èÇ
alûvo; aOrtiç 8(xa[ix • T]d 8* a'JTÔ l'(yTYijjL[i xal Tcsjpl twv tô [xaO^^ou xaivôv xal àSCx] (c)
62. ci>v icpooyÊ^I^^Twv, [ôjoTE [o'jjôèv âw* aÙTÛv xatvCÎJeaOai • Tcepl ôè tôv
ip)^aiOTe).[ew!iv] èTe[C]ci)v, èvx6i[|jL£va>]v û[i.a)v, [â[ç TtvE<;(c)
63. Sup]e'jv7|cav (c) ito).\ixi<, ô[aTe o'j]ic).éov 7cepte[iro]CTjaav ic^yiv àpy^pw-
jxo'j TÛv icpayfK-^ft^lûv xal Tfiç tw[v dvÔpwjirwv (c) â7Ci[Tp(^J/£c«)ç, Ka(<ja]
64. pi [2e6a]aTw a[OT]oxpdTopi y[p]*'i'[^» ^*^ "^^ [jiéYjwca twv ^aW/ auTÛ
8Y)).b>a(i), jjl6v(j) 8uva[JL[£vt})] -rà ToiauTa i\[ix]aiç [è]xx4iCT[etv • t^St) yàp u|JLÎv àfzt^siyi^ri ici
65. p[l TÎiç TcdvTwv ['ifA]ô[v] ff(i>TY)pCaç 1^ 8[tir)]vexi?i; [cOepJyïîCa xàl icpdvova
[èpioG, ?To]u; icpû>To[u Aoux]Cou Aet6(ou [louXirixCou VAl]