‹ Œuvres choisies de A.-J. LetronneChapitre 37 sur 152 · AlSéaio; èOaâ(ioi9a t^v aù^iya (sic) tou M£povo · texte numérisé non relu

AlSéaio; èOaâ(ioi9a t^v aù^iya (sic) tou M£povo

21 . « Moi, Marcus Ulpius Antiochianus Pulcher, d'Émésa, tribun « militaire des légions VII° Gemella Félix, et VIII* Auguste, j'ai « visité heureusement [ces grottes], sous le consulat d'Apronia- « nus et de PauUus, la veille des ides de novembre, accompagné « d'Épictèle, percepteur. »

Antiochianus, dérivé latin du grec Antiochus. Le nom va bien à un Syrien.

Après le mot LEG. il y a une lettre peu distincte. Est-ce un P. qui représenterait PI A, le troisième titre de la YII* légion, GEMELLA. PIA . FELIX? Mais ce titre n'est jamais placé que le second ; et Ton ne peut croire que le tribun militaire de la légion se fût à ce point écarté de Tusage. Gomme le mot LEG. n'est pas répété ensuite, ainsi qu'on le faisait en pareil cas (LEG. Vil. . .ET. LEG .VU.), je crois plutôt que cette lettre est le second G du pluriel LEGG. J'en conclurais que la LEG. VII. GEM. FEL. ne portait pas encore le surnom de PIA, l'an Vil! de Marc-Aurèle. On lit après : ET . VII . A VG . ; mais la VIP légion n'a jamais porté le titre d'AVGVSTA : c'est à la VHP qu'il appartient. Il est très-vraisemblable que la leçon VÎÎÎ" est sur la pierre.

Le latin INSPEXI (dont Spartien se sert en pareil cas, cidessus, p. 48, n. 1) répond au grec âOccopiQaa, qu'on trouve au n*^ 12 et dans une autre inscription copiée par Ghampollion.

La Vu* ni la VIIP légion n'ayant été cantonnées en Egypte, il paraît que Antiochianus Pulcher voyageait en congé, ou pour quelque mission particulière ; peut-être avait-il quitté le service, après avoir été successivement tribun militaire dans deux légions.

Le consulat d'Apronianus et de PauUus II eut lieu l'an 168 de J.-G., la VIIP année de Marc-Aurèle, selon les fastes de Théon (p. 122, éd. Halm.).

Le mot actor est bien vague : un des sens qu'on lui donnait était exigendïs pecumis prxposilus, répondant au irpdxTwp des Grecs ; ce que nous appelons un percepteur. Le nom de cet actor est grec {Épictète), parce que les Romains n'employaient que les gens du

pays dans les charges d'administration intérieure. C'est ^ne remarque que j'ai déjà faite (ci-dessus, p. 161).

22. ÂvTovCa ÀypiTCTceCva ôicaiix^i l(rc<SpY)9a. Le mari de cette Antonia était un personnage consulaire.

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