VOEUX POUR LE CLERGÉ
Il serait bien à souhaiter que le clergé n'eût jamais séparé ses intérêts de ceux du peuple. Quelque riche que soit le clergé d'un État, la ruine du peuple entraîne bientôt la sienne. C'est ce que prouve l'exemple des Grecs de Constantinople , dont les patriarches se mêlaient des fonctions des empereurs , et les empereurs de celles des patriarches. Le peuple , épuisé par son clergé et par ses princes , qui s'étaient emparés de toutes ses propriétés , même en opinions , resta sans patriotisme : que dis-je ? on l'entendait crier, pendant le siège où les Turcs s'emparèrent de Constantinople : « Nous aimons < mieux voir ici des turbans qu'un chapeau de cardinal. »