SCÈNE XXXVII
Les Mêmes et MONSIEUR POULTIER
MADAME BERTRAND, interrompant les couplets, — C'est M. Poultierl C'est luil Monsieur, je suis une femme honnête; sans ma triste affaire, je n'aurais jamais vu votre perfide ami. Je ne le connais que d'aujourd'hui. Ne croyez rien de ce qu'il vous a dit.
MONSIEUR RENARDEAU, bas» — Tant pis pour elle.
MONSIEUR POULTIER, à M, Hardoum. — Et cet enfant? Parlez donc. Cet enfant ?
MADAME BERTRAND. — Lc cFuel hommc, parfora-t-il ?
MONSIEUR HARDouiN. — L'cufaut? Il est charmant; mais, en conscience, il faut que je le restitue au capitaine Bertrand.
MONSIEUR POULTIER. — Le traître I Comme j'ai été dupél
MADAME BERTRAND. — Et avcc moi, lorsquc vous teniez mon enfant sur vos genoux?...
MONSIEUR POULTIER. — Très ridiculc! Qui est-ce qui n'y aurait pas donné ? C'est qu'il en avait les larmes aux yeux. Plus de confiance en celui qui sait feindre avec cette vérité I
MONSIEUR HARDOuiN. — Mousicur l'avocat do Gisors , défendez-moi donc.
MONSIEUR RENARDEAU. — C'est sa mine hypocrite qu'il fallait voir; c'est son discours pathétique qu'il fallait entendre, lorsqu'il s'affiigeait sur la mort de sa sœur.
MADAME BERTRAND, à M. Poultter, — Me voilà réhabilitée dans votre esprit. Mais le ministre? mais sa femme?...
MONSIEUR HARDouiN , à madame Bertrand, — Et vous croyez à cette confidence?
MONSIEUR POULTIER. — Pourquoi non?
> MONSIEUR HARDOUIN. -^ C'est que vous ne l'avez pas fane.
MONSIEUR POULTiER. — Le scélérat I L'insigne scélérat 1 Je croyais m'amuser de lui, et c'est lui qui se moquait de moi.
MADAME DE CHBPY. — Est-il bou? Est-il méchaut ?
MADEMOISELLE BEAULIEU. — TOUF à tOUP.
MONSIEUR HARDOum. — Commc tout le monde.
MADAME BERTRAND, à M. Poultter. — Et jc u'ai point à rougir...
MONSIEUR POULTIER. — Nou, uon, madame... Mais je venais partager votre joie, et je crains de Tavoir troublée.
MONSIEUR DE SURMONT. — Nous chantions quelques couplets àThonneur de madame de Malves, et nous allons les reprendre* {On reprend les couplets, et la pièce finît,)