‹ Œuvres choisies de Diderot;Chapitre 114 sur 153 · UNE TÊTE DE FILLE · texte numérisé non relu

UNE TÊTE DE FILLE

Oui, de fille placée au coin de la rue, le nez en l'air, lisant l'affiche en attendant le chaland. Elle est de profil. C'est ce qu'on peut appeler un morceau de la plus grande vigueur de couleur. On la croirait modelée, tant les plans* en sont bien annoncés. Elle tue cinquante tableaux autour d'elle. Voilà une petite catin bien méchante. Voyez comme M. l'introducteur des ambassadeurs *, qui est à côté d'elle, en est devenu blême, froid, aplati et blafard ; le coup qu elle porte de loin à Roslin et à toute sa triste famille ! Je n'ai jamais vu un pareil dégât.

* Appartenait à M. Godefroi. a^ait, à ce même Salon, un portrait au

* M. de La Live de Jully, dont il y pastel, par le même artiste.

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