SAINT-ALBIN, CÉCILE, GERMEUIL
(Pendant qu'il est dans cette situation, Cécile et Germeuil entrent.)
GERMEUIL, s'arretant sur le fond, et regardant tristement Saint-Albin, dit à Cécile : Le voilà, le malheureux I
* A la représentation, la scène finis- moi. Ne me suives pca^ je vous ledé" sait sur ces paroles de Sophie : Oubliex^ fende.
il est accablé, et il ignore que dans ce moment... Que je le plainsl... Mademoiselle, parlez-lui.
«ÉciLE. — Saint-Albin... .
SAINT-ALBIN, qui fie les voit points mais qui les entend approcher^ leur crie^ sans les regarder : Qui que vous soyez, allez retrouver les barbares fqîii vous envoient. Retirez-vous.
CÉCILE.— Mon frère, c'est. moi; c'est Cécile qui connaît votre peine et qui vient à vous.
SAINT-ALBIN, toujouTs duns la même position. — Retirez-vous.
CÉCILE. — Je m'en irai, si je vous afflige.
SADSfT-ALBiN. — Vous m'affligcz. (Cécile s'en va ; mais son frère la rappelle d'une voix faible et douloureuse.) Cécile!
CÉCILE, se rapprochant de son frère. — Mon frère?
SAINT-ALBIN, la prenant par la main, sans changer de situation et sans la regarder^. — Elle m'aimait! ils me l'ont ôtée; elle me fuit.
GERMEurL, à lui-même, — Plût au ciel î
SAINT- ALBIN. — J'ai tout pcrdu... Ah I
CÉCILE. — Il vous reste une sœur, un ami.
SAINT-ALBIN, 5e relevant avec vivacité. — Où est Germeuil?
CÉCILE. — Le voilà.
SAINT-ALBIN 5e promènc un moment en silence, puis il dit. — Ma sœur, laissez-nous. {Cécile parle bas à Germeuil et sort.)