‹ Œuvres choisies de Diderot;Chapitre 45 sur 153 · CÉCILE, GERMEUIL, LE PÈRE DE FAMILLE · texte numérisé non relu

CÉCILE, GERMEUIL, LE PÈRE DE FAMILLE

LE PÈRE DE FAMILLE, à GcrmcuiL — - La division et le trouble sont dans ma maison, et c'est vous qui les causez. Germeuil , je suis mécontent. Je ne vous reprocherai point ce que j'ai fait pour vous; vous le voudriez peutêtre : mais après la confiance que je vous ai marquée aujourd'hui, je ne daterai pas de plus loin; je m'attendais à autre chose de votre part... Mon fils médite un rapt ; il vous le confie, et vous me le laissez ignorer. Le Commandeur forme un autre projet odieux ; il vous le confie , et vous me le laissez ignorer.

GERMEUIL. — Ils l'avaicnt exigé.

LE PÈRE DE FAMILLE. — Avez-vous dû le promettre I ., . Cependant cette fille disparait ; et vous êtes convaincu

deFavoilrôtnmenée... Qu'est-elle devenue?... Que faut-il que j'augure de votre silence?... Mais je ne vous presse pas de répondre. U y a dans cette conduite une obscurité qu'il ne me convient pas de percer. Quoi qu'il en. soit, je m'intéresse à cette fille, et je veux qu'elle se retrouve. Cécile, je ne compte plus sur la consolation que j'espérais trouver parmi vous. Je pressens les chagrins qui attendent ma vieillesse , et je veux vous épargner la douleur d'en être témoins. Je n'ai rien négligé, je crois, pour votre bonheur, et j'apprendrai avec joie que mes enfants sont heureux.

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