‹ Œuvres choisies de Diderot;Chapitre 50 sur 153 · GERMEUIL, CÉCILE, SAINT -ALBIN, SOPHIE, MADEMOISELLE CLAIRET · texte numérisé non relu

GERMEUIL, CÉCILE, SAINT -ALBIN, SOPHIE, MADEMOISELLE CLAIRET

MADEMOISELLE CLAIRET, à Cécilc. — Mademoiselle, on vient, on vient.

GERMEUIL. — Sortons tous. {Cécile remet Sophie entré

lii', LE PÉRC DE FAMILLE.

le$ mains de mademoùeUe Clairet, Ils sortent tous de la saUepar différents côtés,)

8CÊXE XU.

LE COM>IAXDErR, 3L\DAlfE HÉBERT, DESCHAMPS.

iLt OfmmanàfMr tmârt hrmgaiem/aA, Wanfaf Héb«rt et DecckuBfw le MÛ^cat.)

MADAME HÉBERT, en montrant Desehamps, — Oui, monsieur, c'est lui ; e'est lui qui accompagnait le méchant qui me Ta ravie. Je Tai reconnu tout d'abord.

LE coMMAin>EU&. — Goquin! A quoi tient-il que je n'envoie chercher un commissaire pour Rapprendre ce que Ton gagne à se prêter à des forfaits !

DESCHAMPS. — Monsieur, ne me perdez pas; vous me Tavez promis.

LE coMMAHDEnE. — Eh bien! elle est donc ici?

DESCHAMPS. — Oui, mousicur.

LE COMMANDEUR, â part. — Elle est ici, ô Commandeur, et tu ne Tas pas deviné! {A Deschamps,) Et c'est dans l'appartement de ma nièce?

DESCHAMPS. — Oui, mousicur.

LE COMMANDEUR. — Et le coquin qui suivait le carrosse, c'est toi?

DESCHAMPS. — Oui, mousicur.

LE COMMANDEUR. — Et l'autre, qui était dedans, c'est Germeuil?

DESCHAMPS. — Oui, mousieur.

LE COMMANDEUR. — Gcrmeuil?

MADAME HÉBERT. — U VOUS Ta déjà dit.

LE coMBiANDEUR, à part. — Oh ! pour le coup, je les tiens.

MADAME HÉBERT. — MousieuT , quaod ils Font emmenée, elle me tendait les bras, et elle me disait : Adieu, ma bonne, je ne vous reverrai plus ; priez pour moi. Monsieur, que je la voie, que je lui parle, que je la console !

LE COMMANDEUR. — Celauc sc peut... (A part,) Quelle découverte!

MADAME HEBERT. — Sa mère et son frère me Font confiée. Que leur répondrai-je quand ils me la redemanderont? Monsieur, qu'on me la rende, ou qu'on m'enferme avec elle.

LE COMMANDEUR, à luï-même. — Gela se fera, je l'espère. (A madame Hébert.) Mais pour le présent, allez, allez vite ; et surtout ne reparaissez plus ; si l'on vous aperçoit, je ne réponds de rien.

MADAME HÉBERT. — Mais OU mc la rendra, et je puis y compter?

LE COMMANDEUR. — Oui, oui, comptcz et partez.

DESCHAMPS, en la voyant sortir. — Que maudits soient la vieille, et le portier qui l'a laissée passer I

LE COMMANDEUR à Deschamps. — Et toi, maraud... va, conduis cette femme chez elle... et songe que si l'on découvre qu'elle m'a parlé... ou si elle se remontre ici, je te perds *.

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