‹ Œuvres choisies de Diderot;Chapitre 84 sur 153 · MONSIEUR HARDOUIN, MONSIEUR POULTIER · texte numérisé non relu

MONSIEUR HARDOUIN, MONSIEUR POULTIER

MONSIEUR HARDOUIN, t;er5 la coulisse, — Monsieur Poultier, Monsieur Poultier, c'est Hardouin, c'est moi qui vous appelle. Un mot, s'il vous plaît.

MONSIEUR POULTIER. — Vous êtes uu indigne; je ne devrais pas vous apercevoir. Y a-t-il deux ans que vous me promettez, de semaine en semaine, de venir dîner avec nous? Il est vrai qu'on m'a dit que c'était par cette raison qu'il n'y fallait pas compter. Mais, rancune tenante, que me voulez-vous ?

MONSIEUR HARDOuiN. — Auriez-vous uii quoTt d'heure à m'accorder?

MONSIEUR pouLTiER. — Une hcuie si vous voulez.

MONSIEUR HARDOUiN, à uu loquats. — Qui que ce soit qui vienne, sans aucune exception, je n'y suis pas.

MONSIEUR POULTIER. — Gela Semble annoncer une affaire grave.

MONSIEUR HARDOUIN. — Très grave. Avez-vous toujours de Tamitié pour moi?

MONSIEUR POULTIER. — Oui, traître. Malgré tous vos travers, est-ce qu'on peut s'en empêcher?

MONSIEUR HARDOUIN. — Si je me mettais à vos genoux, et que j'implorasse votre secours, dans la circonstance de ma vie la plus importante, me l'accorderiez-vous?

MONSIEUR POULTIER. — Auriez-vous bcsoiu de ma bourse ?

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