II
MADAMB BERTRAND, — Son père Tavait sévère et dur, MONSIEUR pouLTiBR. — Combien cela fera de folies I MADAME BERTRAND. — Grâce à VOS bontés, j'espère
qu'il sera bien élevé ; et, grâce à son heureux naturel,
j'espère qu'il sera sage. N'est-il pas vrai, Biubin, que
vous serez bien sage?
l'enfant. — Oui, maman.
MONSIEUR POULTIBR. — Combien cela nous donnera de
chagrin 1 Que cela fera couler de larmes à sa mère !
MADAME BERTRAND. — Est-il Vrai, mOU flls?
l'enfant. — Non, maman. Monsieur, j'aime maman de tout mon cœur, et je vous assure que je ne la ferai jamais pleurer.
MONSIEUR POULTIBR. — Quclle uuée de jaloux, de calomniateuips, d'ennemis, j'entrevois là!
MADAME BERTRAND. — Des jaloux, je lui cu souhaite, pourvu qu'il en mérite ; des calomniateurs et des ennemis, s'il en a, je m'en consolerai, pourvu qu'il ne les mérite pas.
MONSIEUR POULTIBR. — Gommc ccla aura la fureur de dire tout ce qu'il est sage de taire !
MADAME BERTRAND. — PouT cc défaut-là, j'en couvieus c'était bien un peu celui de son père.
MONSIEUR PouLTiER. — Et puis , garc la lettre de cachet, la Bastille ou Vincennes. Bonjour, madame. Je suis heureux de vous avoir été bon à quelque chose. Petit, vous vous rappellerez peut-être un jour ce que je vous ai dit aujourd'hui. Je vous salue.