‹ uvres choisies de DoratChapitre 111 sur 142 · AUX ÉDITEURS · texte numérisé non relu

AUX ÉDITEURS

DE LALMA1VACH DES MUSES , AU SUJET D'UNE NOTE QUI S'Y TROUVE AU BAS DES VERS A CORINE (*).

J j h î messieurs , n'appréhendez rien : J'ai beau médire de la gloire ; C'est du temps perdu , j'en convien :

Quel auteur osera m'en croire ?

Prêcher, aux poètes surtout, Le mépris de cette fumée, C'est renverser, confondre tout; Il leur faut de la renommée.

Pour moi, si vous le permettez, Je prétends dépenser ma vie En de plus douces voluptés.

Vos rêves n'ont rien que j'envie : Il me faut des réalités.

Songez à la race future :

Moi qui resserre mes destins Dans les bornes de la nature, J'aime assez cette sphère obscure ;

(*) J'y disois, je crois, qu'un sourire de Corine valoit mieux que la gloire; et c'est ce qu'on désapprouve.

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