AUX ÉDITEURS
DE LALMA1VACH DES MUSES , AU SUJET D'UNE NOTE QUI S'Y TROUVE AU BAS DES VERS A CORINE (*).
J j h î messieurs , n'appréhendez rien : J'ai beau médire de la gloire ; C'est du temps perdu , j'en convien :
Quel auteur osera m'en croire ?
Prêcher, aux poètes surtout, Le mépris de cette fumée, C'est renverser, confondre tout; Il leur faut de la renommée.
Pour moi, si vous le permettez, Je prétends dépenser ma vie En de plus douces voluptés.
Vos rêves n'ont rien que j'envie : Il me faut des réalités.
Songez à la race future :
Moi qui resserre mes destins Dans les bornes de la nature, J'aime assez cette sphère obscure ;
(*) J'y disois, je crois, qu'un sourire de Corine valoit mieux que la gloire; et c'est ce qu'on désapprouve.