‹ uvres choisies de DoratChapitre 114 sur 142 · EN LUI ENVOYANT LES BIÉMOIRES DE SULLY · texte numérisé non relu

EN LUI ENVOYANT LES BIÉMOIRES DE SULLY

Voila ce que de lui nous laissa ce vrai sage,

Ce bon ministre d'un bon roi,

Qui respire dans cet ouvrage.

Que réunis tous deux, ils soient chantés par toi! Peins dans l'un cette audace, aux pervers si fatale, Cette austère amitié, leçon des courtisans,

Cette ame intrépide et loyale , Que ne souillèrent point les horreurs de son temps. De l'autre ose tracer l'auguste caractère, Les malheurs, les exploits, et surtout les bienfaits. Que ce tableau nous frappe, et que tous les Français Baignent encor de pleurs l'image de leur père î Dévoile-nous, sans pompe et sans détours,

Ce cœur vraiment patriotique,

A M. DE***. 43g

Ce cœur où pénétra le fer d'un fanatique. Ou plutôt, retranchant ces détestables jours, Prends de plus doux crayons pour peindre ses amours ; Montre-nous ce héros aux pieds de Gabrielle, Moins superbe que tendre, et françoise, et fidèle. Il est des rois dans la foule perdus, Que déshonorent leurs foibl esses :

Mais celles de Henri sont des titres de plus ; Il fut si grand , il eut tant de vertus , Que l'on peut bien lui passer ses maîtresses.

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