LIVRE PREMIER
Cil qui me dit tout bas. Aime Thémire,
Trop bien le sens , n est autre que TAmour ;
Et tant de fois le fiîpon la su dire,
Qu^enfin je Faime , et ce n est pour un jour.
Dieu séducteur ! complice de ses charmes ,
Émousseun peu sa rigueur et tes armes;
En vains soupirs ne me fois consumer.
Si j*ai bien lu ton gentil formulaire ,
Ce n'est grand bien de plaire sans aimer,
Mais c'est grand mal, hélas ! d*aimer sans plaire.
Vieillards bien consolés.
Quand un beau prince , escroc sérénissime ,
Nous allégea de trente millions ,
Maint bon vieillard , souffreteux , cacochyme ,
Porter lui fot ses lamentations :
G'étoit pitié de voir leur doléance.
Lors un matois chargé de la créance
Les avisant , leur dit : Ne larmoyez ;
Princes ne sont qu'honneur et conscience !
Sans perdre rien vous serez tous payés
Dans cinquante ans ; ne faut que patience !
390 jâFIGRAMM&S;
Sur Boilequ , qum cvoil W^mP* * niéçkfik^^ fi( *
Qui A aimiffoit W fsmm% sutuiqw > Quand il nous dît qoe, ouilgré 9a vieuew, « Lespht 8e«eAt dëa basasses 4u q«w » i D'une main pure U lançoit la cntiqne.
Son vers roi;igit d*ime honnête pudeur ; Son courroux mévie atteste sa cimdeiir.
C'est la vertu, c est le goût qui l'^iflaniiiic. Mais loin de nous tout poète pervers Qui, d'un fiel noir empoi3onnant ses vers, N a de lesprit qu'aux dépens de son ame !
XXIH.
Sur La Harpe ^ qui venait de parkr du grand Corn^l^ avec irrévérence.
Ce petit homme ^ son petit compas Veut sans pudeur asservir le génie; Au bas du Pinde il trotte à petits. pas,. Et croit franchir les ^mmets d'Aonie.
Au grand Corneille U a fait avanie; Mais , à vrai dire , on rîoit aux éclats ,