LIVRE SECOND
XLt.
Graoe aux modernes documents , I
Adieu bc» goût , génie antique , ,
Notre Apollon est méthodique : ,
Nos préfaces, nos mandements i
Prennent le style poétique ;
Et tous nos poèmes charmants
S'emparent du ton prosaïque.
Or, dites-moi par quels travers
La mode , qui de tout dispose ,
Aime la poésie eu prose, !
Et ne peut la souflFrir en vers. |
XLfl
Le Hibou et FÀiqle» i
A son manoir las de borner sa vue, Certain hibou supplia Faigle un jour De lui montrer lolympique séjour.
L'aigle , en jouant , le porta sur la nue Jusqu'au soleil : Ami , le vois-tu bien ? Je vois... je vois force brouillard , et rien , Dit le hibou. L'aigle moqueur et leste Vous rejeta mon aveugle ici-bas.
Pour admirer mi spectacle céleste Il faut des yeux, les hiboux n'en ont pas.
434 ÉPI6RAMMES.
Moi ! j'aurois comparé Domergue à Trissotin ! Pourrois-je à cet excès calomnier Gotin?
Nettvain éclos pendant une séance de t Madame.
Quel est ce corps tout composé de langues? Babil sans fin est sa vocation.
D'Académus 6 triste invention !
Source d*ennuis et de sottes harangues ! Membres à part sont doctes néanmoins; Mais , réunis , les meilleurs valent moins.: Larges cerveaux soudain se rétrécissent; Puis des oyants les bouches s*élargissentt Gens qui bâillez, je vous prends à témoins.
jé Rivaroly qui avoit pris ^ avant la révolution ^ le titre de comte.
D autres ont perdu leur comté ; Mais toi y Damis, plus je calcule, Plus je vois que, tout bien compté.
Tu n as perdu qu'un ridicule.