LIVRE SECOND
Un diable aimant n auroit pu blasphémer. Bonne Thérèse , ah ! ton mot est sublime : Le malheureux l il ne saurait aimer !
Of/re ^amitié à un Grand.
D'une amitié que la grandeur ignore , Ose, Cléante, essayer les appas:
Je veux t'aimer. — Tu veux que je tlionore ! Soit; je tlionôre, et je ne t'aime pus.
^ Fauteur de Pénélope ^ qui venait de publier un Discours où il regrettait beaucoup de vieux mots y tels que dévaler, exaspérer, etc»
Oh ! que de vers ton lourd génie entasse ! Rime et bon sens te disent : C^est assez. Tes drames froids dévalent du Parnasse, Gomme glaçons l'un par l'autre poussés.
De ta Didon la musique prospère, Mais contre Ulysse on crie, on s'exaspère. Puisque ta muse, au lyrique séjour, Nous rend si mal le vainqueur du cyclope. Imite au moins ta sage Pénélope ; Défais la nuit ce que tu fdis le jour.
44a ÉPI6RAMMES.
Réponse de Boudard à un Prélat.
Long-temps n y a qu'un vieux coquin titré, Au lit gisant pour mainte œuvre non pie, Qu expioit lors notre goutteux mitre, Car bien faut-il que tout méfait s*expie, Juroit, sacroit, blasphémoit en impie, Si que Bouvard, médecin ricaneur, Dans cette crise i^d venant par bonheur, Crut aborder Lucifer dans son goufire : Mort-Dieu! Bouvard, dit le prélat, je souffre Gomme un damné ! — Quoi ! déjà , monseigneur!
^ VoUairej sur ses étemelles accusations contre J. B, Rousseau.
Malheur à Fenvieux qu importune la gloire ! Te verrai-je toujo^rs, par la haine inspiré. De notre vieux lyrique outrager la mémoire? Ah ! le malhe^r du moins doit le rendre sacré !
Naïveté d'un Bedeau,
Certain baudet , en revenant au gite.
De sa paroisse cnfiloit le sentier; Grand soif ayant, il lorgne Teau bénite,