‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 150 sur 177 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Entre , et vous lape à fond le bénitier. Témoin du fait, accourt maître Gautier.

De Feau bénite à ce grisou profane !

Dit le bedeau; c'est un péché hideux.

Fi du chrétien ! et puis , rossant mon âne : Reviens-y donc ! reviens, nous serons deux.

Sur une jolie boiteuse , (fui avoit un mari boiteux et jaloux.

Quand cette Églé séduisante Boite auprès de son jaloux.

On croit que Vénus plaisante Et contrefait son époux.

Réponse naïve d*une jeune Fille à un Vieillard.

De mes baisers pourquoi t'efïaroucher?

Dit un barbon à fringante pucelle ; Las ! je puis bien te baiser sans pécher. C*est pour cela que ne le veux, dit-elle.

Quand, dun éloge ironique ,

J'attaque un fat revêtu

D'un pouvoir qu'il rend inique,

444 ÉPI6RAMMES.

Pourquoi plier? me dis-tu.

Ce n^est plier de fbiblesse , Mais d^énergie et d adresse.

Ami ! ne sais-tu doue pas Que plus l'arc terrible plie , Plus la flèche avec furie Vole, et darde le trépas?

Ange un peu diable , objet cher et funeste , Par qui je meurs , et qui mourrois pour moi , De mes longs jours charme et trouble le reste : Je ne puis vivre avec toi ni sans toi.

On oompteroit plutôt ^es sauterelles Qui de Memphis dévorent les moissons, Ou des fourmis les peuplades nouvelles, Dès que Zéphyr reverdit les buissons , Ou de nos mers les sables, les poissons. Que de compter toutes ces folles rimes. De la province et l'amour et Fespoir, Ces petits vers des Saphos de boudoir, N.és le matin de leurs cerveaux sublimes, ]St qui sont tous immortels... jusqu'au soir.

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