SUR LA PRISE DE MAHON
Quifitéclore dans Paris beaucoup de méchants vers*.
Rival du conquérant de Tlnde, Tu bois , tu plais , et tu combats.
' Voltaire est chante d'un ton bien différent dans le poème de la Nature. ( Voyes ce poème, chant I".)
* Ces jolis vers sont de Lebrun et non de Voltaire, quoiipie MM. les éditeurs de ce dernier se soient obstinés à les placer dans ses Pièces fugitives. I^ebran, dans 1 édition en quatre volumes, les a réclamés par une note qu*il a signée.
Le pampre, le laurier, le myrte suit tes pas ; Tu prends Chypre et Mahon , mais nous perdons le Pinde. En vain l'Anglais moqueur lançoit de toutes parts , Sur un vainqueur musqué, les vers et les brocards : Chez nous Tambre est ami de la fatale poudre; Tu semois les bons mots , le sourire et la foudre : L'ironie à tes pieds tombe avec leurs remparts. Leurs chansons t'insultoient, leurs défaites te vantent.
Mais nos rimailleurs m'épouvantent:
Leur essaim bourdonnant obscurcit tes lauriers. Veux-tu rendre Téclat à tes succès guerriers.
Reviens sifQer ceux qui les chantent.