‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 29 sur 177 · A MONSIEUR DE BUFFON · texte numérisé non relu

A MONSIEUR DE BUFFON

Sur une maladie yiolente qui fit craindre pour ses jours, lorsqu'il avoit déjà perdu madame de Bufpok à la fleur de Tâge et de la beauté.

Cet astre , roi du jour au brûlant diadème , Lance d aveugles feux , et s'ignore luinméme» Esclave étincelant sur le trône des airs ; Mais 1 astre du génie, intelligente flamme.

Rayon sacré de Tame , A sa libre pensée asservit l'univers.

O génie ! à ta voix 1 univers semble édore I Ce qu'il est, ce qu'il fut, ce qu*il doit être encore, Malgré les temps jaloux se révèle à tes yeux : Ton œil vit s'élancer la comète brûlante

Qui de la sphère ardente A détaché ce globe autrefois radieux.

Tel qu'on nous peint Délos, au sein des eaux flottante , Tu le vois, dans sa course invisible et constante, Sur son axe rouler dans l'océan des airs. Aux angles des vallons tu vois encore écrite

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