SUR LES RICHESSES
Si Tor prolongeoit la vie , Mes vœux y mes soins , mon envie Seroient d'amasser de For :
La mort frappant à ma porte , O mortl lui dirois-je, emporte, Au lieu de moi , mon trésor.
Mais si tout For d*un monarque Ne sauroit fléchir la Parque Quand Minos a prononcé ; Pour des richesses trop vaines , Pourquoi tant de soins , de peines?
Pourquoi tant dW amassé?
Irois-je, en des cours sinistres, Vendre aux princes , aux ministres , Mon indigente candeur; Ou, trafiquant à Gythère, Gagner cet or adultère Qui fait rougir la pudeur ?