‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 35 sur 177 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

Irois-je à leur sol aride.

Et sous la zone tonide , Ravir les fils du Niger, M'enrichir de leurs supplices , Et de mes vaisseaux oomplioes Lasser Tune et l'autre mer?

Que y sans ami, sans amante.

Un vil Toinard ' se tourmente Sur son trésor enfoui ; Là, pris dans son piège infâme , Qu^ morde, exhalant son ame, LW dont il n a pas joui !

Que cet or, firuit de Fusure , Corrompe sa race impure Jusqu au dernier rejeton ; Et que leur prodigue joie Livre tous ses fils en proie A la fsàm, d'Érésichthon !

Pour moi qui, suivant la trace D'Anacréon et dHorace , M^inquiéte peu du sort; Sans autre bien que ma lyre,.

' Nom d'un «rare qa» sa mort rendit célèbre. La porte da ca- ▼eaa où ëtoit son trésor se referma sur loi; el îl monrat de faim et de rage »ux son or.

Entre Bacchus et Thémire J'attends une douce mort.

ODE

SUR LES CAUSES PHYSIQUES DES TREMBLEMENTS DE TERRE , ET SUR LA MORT DU JEUNE RACINE.

Quels fléaux, malheureuse terre.

Rassemblent tes antres profonds !

Le soufre, aliment du tonnerre, Y roule ses noirs tourbillons; Des sels , des nitres , du bitume , Le mélange en grondant s'allume; Les vents irritent leurs combats; Et leur choc, signal des tempêtes.

Fait tonner les cieux sur nos têtes, Et mugir l'enfer sous nos pas.

Ces feux, ame de l'harmonie.

Semés , errants dans tous les corps , Quand leur puissance est réunie.

En troublent souvent les accords.

Des mers excitant les ravages, On les a vus, loin des rivages.

Dans les airs lancer les vaisseaux;

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