LIVRE SECOND. gî
Qui serpadte dans ces vallons ?
Tivoli y Blanduse, Albunée, Vous n êtes plus cpie de vains noms.
Ah ! mieux que dans les bois d'Algide, Orion suit le dmm timide Sous les hauts chênes de Sénar; Et Géphale, toujours fidèle , Y voit d'une aurore plus belle Étinceler lliumide char.
La Seine et FAurore descendent
Vers la reine de nos cités : '
Leurs ondes , leurs rayons, s'étendent
Entre des palais enchantés.
Un double fleuve la partage ;
Le Louvre y baigne son image
Peinte dans ce vaste miroir.
Plus loin le pavillon de Flore '
Verra le soleil qui le dore
Rougir les nuages du soir.
Jardin pompeux qui nous étales Le faste du trôné et des arts , Je laisse tes ombres royales ; Là, m appelle le Ghamp-de-Mars ; Là, Vinoenne, espoir des dryades;
' Beau pavillon des Tuileries, au bord de la Seine , à Faspect du midi et du couchant.
Passy, fameux par ses naïades ; Auteuil ', qu'aima le dieu des vers ; Fontenay , couromié de roses , Et toi , Meudon , toi qui reposes Sous des ombrages toujours verts !
La colline qui , vers le pôle ^, Borne nos fertiles marais , Occupe les enfants d'Éole A broyer les dons de Gérés.
Vanvres, qu'habite Galatée, Sait du lait d'io , d'Amalthée , Épaissir les flots écumeux ; Et Sèvres , d'une pure argile , G)mpose 1 albâtre fragile Où Moka nous verse ses feux.
Sans doute Famant d'Érigone de Surène a fui les coteaux; Mais là Montreuil fixe Pomone Dans ses labyrinthes nouveaux ; Ici les bois de Romainville Couronnent ce vallon fertile ^ Dont le sol na jamais trompé,
'^ VilJage consacré par les maisons de campa^e de Boileaa et de Molière.
* Montmartre»
' Les prës Saint-Genrais.