LIVRE SECOND. gS
Et qui n oppose à la rapine Qae Féglantier et laubëpinef Seulrempart du nouveau Tempe !
Mais le dieu léger d'Idalie
Me ramène à ce bois charmant ■
CHi l'infortune de Pavie
M'offre un antique monument^.
Mille chars 9 dans ces routes sombres,
Se croisent sous leurs vertes ombres,
T promènent mille beautés :
Tous les papiUons de Gythère
T suivent d^une aile légère
Ces cœurs par Zéphire emportés.
Est-ce l'art magique d'Armide Qui te suspend à ces coteaux , Toi ^ qui fais , d'un cours si rapide, Descendre l'ombrage et les eaux?
Que de cascades bondissantes Tombent en nappes blanchissantes, Et s^engouffrent dans ces bassins , Tandis que l'écume élancée De l'onde par l'onde pressée Rejaillit au front des sapins !
* Le bou de Bonlo^e.
' Le chAtean de Madrid.
' Saint-aood.
Ah ! pour un mortel adorable \ Épure tes eaux , tes afiépbyrs y Genevilliers, retraite aimable, Qui charmas ses riants loisirs.
Chez toi, les Muses et les Grâces Cueillant des roses sur ses traces, Lui prodigueut leurs doux concerts ; Vaudreuil ! nom sacré pour mon ame , Ohl que ne puis^je, en traits de flamme, Timmortaliser dans mes vers !
Hébé, plus firaiche et moins ornée , Pkdt mieux que Tauçuste Junon :
Versailles 1 ta pompe étonnée Cédé aux grâces de Trianon Oui , tes fiEistueuses merveilles Épuisèrent les doctes veilles Des arts soumis à tes désirs ; Louis te combla de largesses ; Tu me présentes des richesses, Et mon cœur cherche des plaisirs.
Frais bocages de Morfontaines, Que vos aspects sont gracieux !
Que de vos routes incertaines Le dédale est mystérieux !
' Le comte de Vaudréuil.