LIVRE SECOND
Je voulois chanter sur ma lyre Ermenonville et Ghantîlli ; Bfais le printemps vient de sourire Dans les bocages de Marli.
Épris de ses grâces nouvelles , Mon cœur y vole sur les ailes Et de Zëphire et de FAmour :
Que j'aime ces légers portiques Ombragés de ces bois antiques, Que respectent les feux du jour !
Vénus n est plus dans Amathonte ; Vénus habite ces jardins !
L'Olympe céderoit sans honte Au charme de ces lieux divins.
Là y quand la paisible Diane, Promenant son char diaphane, De ses feux argenté les airs , Des nymphes la troupe folâtre Danse, et foule d'un pied d'albâtre L'émeraude des tapis verts.
Toujours, sur ces rives fleuries.
Les Grâces cueillent leurs bouquets ; Toujours les tendres rêveries Sont errantes dans ces bosquets.
Des fleurs l'haleine parfumée, Le doux bruit de l'onde animée,
loo ODES.
Tout rend ces bords délicieux :
L'œil s'y plaît, le cœur y soupire ; G est ici que j'aimai Delphire !
Muse, couronne ces beaux lieux !
ODE