‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 72 sur 177 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Au fetal aspect de nos armes , Tes dieux vaincus jettent des lannes ; Tes yeux tremblants sont éblouis.

Le vaste écho de tes rivages S'étonne, en ses grottes sauvages , D'entendre des sons inouïs.

Ces bronzes tonnants qui rugissent, Ces coiusiers jbugueux qui bondissent , Ce fer qui luit dans les combats , Cet art de carnage et de gloire , Sous le nom pompeux de victoire , Usuipe ces heureux climats.

Telle qu'en sa course efifrayante Une comète foudroyante , Au sein des airs épouvantés , Choqueroit de son front terrible L*astre bienfaisant et paisible Que parent ses feux ai^entés ;

Tels, au sein du liquide abyme.

Deux mondes, quel instant sublime !

S entrevirent avec effroi ; L*un paré d'or et d'innocence, L autre armé de fer, de vengeance; Et tous deux ont l'homme pour roi !

ti8 ODES.

O terre! assemble m famille; Gesse enfin de chercher ta fille Dont Neptune fut ravisseur I L'Europe , et l'Asie , et l'Afrique, Aux bornes de l'onde Atlantique»

Ont trouve leur dernière sœur.

ODE

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