LIVRE SECOND. i
Je plaire à oe tendre sourire Qu'Andromaque a mouillé de pleurs !
Homère et la natm« même Ont suy variant leur pinceau, M'ofinr Tantre de Polyphème Et la grotte de Galypso.
Du vrai, du simple heureux modèle, Quil est encore intéressant , Quand d'Ulysse le chien fidèle Expire en le reconnoissant !
Que le doux soleil de la Grèce L'échau£fe bien de ses rayons !
Biais Ossian n a point d'ivresse :
La lune {^ce ses crayons.
Sa sublimité monotone Plane sur de tristes climats :
Cfest un long orage qui tonne Dans la saison des noirs fiîmas.
Parmi les guerrières alarmes, Fatiguant sa lyre et sa voix, Il parle d'armes , toujours d'armes , Il entasse exploits sur exploits.
i34 ODES. .
De mânes , d» fiinlâiBeB sombres 1\ choisies ailes des vents; Et le souffle des pâles ombres Se mêle au souffle des vivants.
Ses fleuves ont perdu leurs umea ; Ses lacs sont la prison des morts ; Et leurs naïades taciturnes Sont les spectres des sombres bords. ;
Il na point d'Hëbé/d'ambitMiè, Ni dans lé ciel ni dans aes v«»:
Sa nébuleuse poésie Est fille des rocs et des mers.
Son génie errant et sauvage Est cet ange noir que Miltoci Nous peint , de nuage en nuage, Roulant jusques an Pbl^|étDn.
Vive Homère et son Elysée, Et son Cttympe et ses héros.
Et sa muse favorisée Des regards du dieu de Claros I
Mes amis, qu^ApoIlon nous garde Et des Fingals et des Oscars , Et du sublime ennui d'un barde Qui chante au milieu des brouillards !