‹ Œuvres choisies de LebrunChapitre 83 sur 177 · LIVRE SECOND. i · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND. i

ODE

bxc(;i monumciiium.

HOftACE.

Grâce à la iiiiise qui m^inspire.

Il est fini ce monument

Que jamais ne pourront détruife

Le fer ni le flot ëcumant.

Le ciel même, anné de la foudre.

Ne sauroit le réduire eii poudre :

Les siédes Fessaieroient en vain.

Il brave ces tyrans avides,

Plus hardi que les pyramides,

Et plus durable que Fairain.

Qu'atteste leur masse insensée ?

Rien qu'un néant ambitieux ;

Mais l'ouvrage de la pensée

Est immortel oomme les dieux.

Le temps a soufflé sur la cendre

Des murs qn eux n ve» du Scannndre

Cherchoit Tsani d'Éphestion;

Mais quand tout meurt ^ peuples , monarques ,

i36 ODES.

Homère triomphe des Parques Qui triomphèrent dllion.

Sur les ruines de Palmyre Saturne a promène sa &ux ; Mais Tunivers encore admire Les Pindares et les Saphos.

Frappé de cette gloire immense.

Le fameux vainqueur de Numance, Par tant de palmes ennobli, Voulut qu'en sa tombe honorée D^Ennius Timage sacrée Le protégeât-contre loubli.

Cet hymne même que j achève Ne périra point comme vous , Vains palais que le faste âéve Et que détruit le temps jaloux.

Vous tomberez y marbres, portiques.

Vous dont les sculptures antiques Décorent nos vastes remparts ; Et de ces tours au front supeibe La Seine un jour verra sous llierbe Ramper tous les débris épars.

Mais tant que son onde diannée Baignera l'empire des lis, De ma tardive renommée.

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